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Je me suis donc vautrée lamentablement. Situation assez difficile à assumer. D’autant que je n’arrive pas du tout à me relever. Je ne l’envisage même pas.
Faire la morte me semble plus prudent. En plus toutes ces étoiles au dessus de ma tête, c’est assez joli. Et je ne vois pas du tout pourquoi tout le monde se tait, ou rigole. Comme si j’étais la seule personne sur terre à m’étaler au milieu d’un restaurant. Les gens sont sans cœur et sans pitié. A propos de cœur, même couchée, ça tourne vachement, là, va falloir faire quelque chose quand même. Ou rien. Attendre la fin, le nez dans la moquette.
Il dit quoi, le gros joufflu au dessus de moi ? Que les hommes ça sait se tenir et qu’une femme qui boit c’est vraiment lamentable ? Oui, ben il ferait mieux de pas frimer, parce que sinon je me lève et lui fiche mon genou dans un endroit bien placé de son anatomie. Ouais, c’est comme ça, on se moque pas d’une femme à terre. C’est pas bien. Pppppffff.
Tiens, vais m’occuper deux secondes, faut que je me concentre un peu. L’autre aussi, avec son machisme débile…et ses allusions à deux balles. Suis sûre que le
Valentin, il pourrait en faire autant, des comparaisons de gros nazes.
Ben tiens, v’là pour vous : Cherchez l’intrus.
- Mon téléphone portable est plus qu’un outil de travail, il est le vecteur de communication indispensable entre mes enfants, mes amies, ma mère, et moi.
- Ma pensée est logique et rationnelle, même si mon raisonnement échappe à certains.
- Je suis à l’heure. La mienne.
- Je sais en deux temps trois mouvements organiser un dîner improvisé qui ne sera pas composé de Pizza Hut, ou d’une commande chez le chinois, le tout arrosé à la 1664.
- Je peux subir une contrariété au boulot sans éclater en sanglots. En tout cas, tant que mon boss est en face de moi.
- Je n’ai jamais simulé l’orgasme. Un peu exagéré parfois ; pour pas vexer.
- J’ai le sens de l’humour. Suffit de bien me connaître pour le comprendre.
- Quand j’ai un truc à dire, je laisse la possibilité à mon interlocuteur de me comprendre à demi-mots, car je ne doute pas de son intelligence.
- Je ne charge pas trop mes valises quand je pars en voyage. Tout est indispensable, on ne sait jamais. C’est un principe de précaution.
- Mon solde bancaire est…mon solde bancaire.
- Je suis capable d’avoir une conversation de couple sans jouer avec la télécommande, sans lire mon journal, sans lever les yeux au ciel et sans m’endormir.
- Je me rappelle le lendemain de ce qui a été dit la veille.
- Je suis un homme.
- Je ne sais peut-être pas replier une carte routière, mais je sais situer le lave-vaisselle, le lave-linge, la poubelle et le tiroir à chaussettes. Et m’en servir.
- Je sais faire plusieurs choses à la fois : je peux conduire et téléphoner à ma mère en même temps. Et vérifier mon maquillage.
- Je n’oublie pas les dates importantes. Je n’oublie pas de faire remarquer qu’elles ont été oubliées. J’ai donc une fonction bloc-notes, conjointe à celle d’agenda.
- Je peux planter un clou, changer une ampoule, ou mettre des piles neuves dans la télé commande sans pousser des p***** de m**** toutes les deux secondes trente.
- Mes conversations téléphoniques sont longues mais indispensables. Qu’on se le dise.
- Je n’ai pas peur de l’aspirateur ou du balai. Ils ne risquent pas de se transformer en Alien.
- Je ne meurs pas à chaque fois que je m’enrhume.
- Je ne fais pas collection de rouleaux de papier toilettes vides.
- Je n’ai pas réponse à tout.
Publié le 19/01/2010 à 17h06 dans Previously, in my 24 hours