over-blog.com

Options

Fermer

Rechercher Rechercher
Administration
Connexion
Je n'ai pas encore de blog… Créer un blog

Le blog de Anne-Laure Buffet

Le blog de Anne-Laure Buffet

Un peu de tout ce que j'écris. Bonne lecture.

Accueil Article suivant

Agacement matinal


(Previously, in my 24 hours...je m'obstinais à combattre les vélleités des membres de ma tribu, l'HDMV en particulier, à trouver, chacune à sa manière, son indépendance...)


Ce matin, alors que la neige commençait à recouvrir mon toit et mes espoirs de promenades revigorantes, alors également que mon café fumait encore dans sa tasse, je me suis mise à vagabonder sur le net.

J’indique tout de suite que la précision concernant le café n’est pas ici placée pour vous informer de la composition de mon petit-déjeuner, mais uniquement car, avant tout café, je peux être irascible. Un tantinet. 

Reprenons, la digression étant vite fatigante.

 

Je vagabondais, disais-je, sans prêter plus que nécessaire attention à ce que je lisais. En fait et pour être franche je ne lisais rien. Je traînais essentiellement sur des sites me permettant d’élargir mes connaissances musicales ou cinéphiles.

Mais, magie du surf webien, je me retrouvais soudain tout autant que par hasard sur un blog, commis par un homme très manifestement. Celui-ci, comme bien d’autres amateurs passionnés d’internet le font, rédige ce qui semblerait être un journal non intime, emprunt de philosophie quotidienne et de constatations sur le(s) couple(s). Le sien, les autres. Qui dit couple dit forcément deux personnes (au minimum). Aussi, me voilà en train de lire sa vie, son œuvre, sa douce et tendre moitié et les interventions de celle-ci dans le quotidien dudit auteur.

Soyons objectives, mesdames. Nous nous amusons parfois (souvent ?) à nous moquer de ceux sans qui nous ne pouvons vivre (soyez honnêtes…nous les critiquons vilement, et nous déplorons leurs absences, et leurs silences, dès qu’ils dépassent la demi-journée en durée). Et lorsqu’après des dîners monosexes, nous nous retrouvons chez nous, nous oublions volontiers bien vite ce que nous avons pu dire une heure plus tôt, ravies de retrouver notre amoureux, ronflant comme un bébé au milieu de cadavres de bouteilles de bières et de cartons de pizzas. (Quoi j’exagère ? Comment ça, je passe la pommade ? Pas du tout. L’objectivité me gagne chaque jour un peu plus).

 

Donc, pour en revenir à mon mouton matinal, me voilà en train de lire les déboires de cet inconnu. Mon café refroidissait dans la tasse. Et dans un temps similaire, mon cerveau s’échauffait. (J’avoue tout de suite avoir souri régulièrement à la lecture de ces pages, avant d’être vraiment échauffée).

Oui, mon cerveau, comme une bouilloire oubliée sur un feu mal éteint, s’échauffait et se mettait à siffler.

Vous avez sans doute tous vu ces dessins animés dans lesquels les héros, au bord de l’implosion cérébrale, fument par les oreilles et émettent en guise d’onomatopées des têtes de mort et autres points d’exclamation.

J’étais très proche de ce type de réaction.

Constats pernicieux et futiles, arrogance masculine et prétention machiste…voilà ce à quoi j’avais droit en plongeant un peu plus dans la lecture de ce que mes yeux découvraient au fil des lignes.

 

Je décidais alors qu’avant de m’énerver et de tenir des propos tout aussi ridicules qu’insensés, j’allais boire mon café. Qui avait refroidi, ce qui ne fit qu’ajouter à mon agacement. Dès lors, je l’avoue sans honte, la mauvaise foi étant la chose la mieux partagée de ce monde, j’en faisais usage en accusant l’auteur des lignes lues à l’instant de m’avoir retardée dans l’absorption de mon breuvage.

 

To be continued…

 

Publié le 09/01/2010 à 12h53 dans Previously, in my 24 hours

Accueil

Retour sur le site classique