Previously, in my 24 hours
Et voilà , comme toutes les meilleures choses ont une fin, Phéromones s'est achevé.
Je sais, c'est dur.
Aussi, si vous êtes sage, une saison 4 peut être imaginée.
Allez savoir...
Drôle d'endroit (...)
Vous me pardonnerez, mais je ne comprends pas la question.
Je suis là devant vous. Vous vouliez me voir, me rencontrer, me connaître. Je me suis présenté. Je vous ai dit de moi tout ce qu’il y a à savoir. Je vous ai parlé de tout, de mon travail, de ma maison, de ma femme, de mes trois enfants. Du petit dernier surtout, qui marche à peine. Qui est si tendre. Dans lequel je me retrouve tellement.
Je vous parle des deux autres. Avec qui je passe tant de temps, dont je suis aussi proche que je le peux. Les fins de semaine ne sont pas assez longues, je n’ai pas le loisir d’en profiter comme je le voudrais. Mon épouse jalouse ces moments d’intimité que j’ai avec les aînés. Sans s’y opposer.
Nous avons des activités communes. Une que j’apprécie, en particulier, est de les emmener au parc. Nous y jouons. Colin-maillard, cache-cache. Des jeux d’enfants. Je les regarde vivre, s’amuser. Avec moi. Avec d’autres enfants. Ils sont heureux.
Quand nous avons bien joué, nous allons chercher des gaufres, ou des glaces, selon la saison. Tous les trois. En nous donnant la main. Si d’autres enfants, leurs amis de l’après-midi, en veulent, je leurs en offre. Pourquoi priver un enfant de plaisir ? Pour me remercier, ils me font un bisou. Et je leur rends. Un bisou, un simple baiser, sur le front. Je passe ma main dans leurs cheveux, les tiens un peu contre moi. Je leurs fais un autre bisou, parce que c’est tellement touchant, un enfant aux yeux brillants de bonheur. Un câlin, dans leur petit cou.
Avez-vous déjà prêté attention à un cou d’enfant ? C’est comme une pêche. La peau de la pêche…Veloutée, duveteuse. Si ferme et si douce à la fois. On la goûte du bout de la langue, on s’aventure un peu plus, pour en apprécier le parfum. On la tient dans le creux de la main, on peut la passer contre sa joue, c’est si agréable. Avant de croquer dedans, pour en apprécier toute la pulpe, tout le jus, le sentir couler sur ses lèvres, dans sa gorge…N’est-ce pas délicieux, une pêche ?
Ils aiment ça, les enfants. Ils aiment les câlins. Je le sais bien, je le vois avec les miens. Ils ne les refusent jamais, le soir, quand je peux aller les voir. J’ai tellement d’amour en moi, pour mes enfants, pour tous les enfants, pourquoi ne pas les en faire profiter ?
Et c’est à ce sujet que vous m’interrogez.
Ce n’est que de l’amour, Monsieur le Président. Que de l’amour que je donne à tous ces enfants. L’amour, ça peut, ça doit se partager.
Je vois vos yeux qui s’écarquillent. Vous ne voulez pas comprendre. Sans doute ne le pouvez-vous pas.
En refusant de m’écouter, en refusant d’admettre ce que je cherche à vous expliquer depuis que vous me questionnez, c’est l’amour lui-même que vous mettez au banc des accusés.
Aussi, quand vous me dîtes : « Etes-vous conscient de ce que vous avez fait à ces enfants ? », vous me pardonnerez, mais je ne comprends pas la question.
RAPPELS INDISPENSABLES
Pour sa défense, le pédophile parlera toujours d’amour. Il dira toujours aimer les enfants. Ce n’est évidement pas de l’amour. Ce n’est que violence à l’encontre des enfants.
La pédophilie désigne une préférence sexuelle d'un adulte envers les enfants prépubères ou en début de puberté1
En France, les activités s'y rapportant sont condamnées par la loi
La pédophilie est classée comme trouble de la préférence sexuelle (maladie
mentale) par la classification internationale des maladies (CIM)4 et comme paraphilie par le manuel diagnostic et statistique des troubles mentaux (DSM)5.
Elle concerne des hommes comme des femmes de tous âges. Elle peut s'exercer au sein des familles, souvent dans le cadre de relations incestueuses, ou dans le cadre d'une fréquentation usuelle des enfants, comme l'école, les mouvements de jeunes.
Elle ne fait pas forcément l'objet d'un passage à l'acte, ou pas systématiquement. Le simple désir de relations sexuelles avec un enfant, même frustes, entre dans le cadre de la pédophilie. Elle peut aussi dépasser le cadre de relations purement sexuelles, et s'associer à des vexations, des atteintes à la personne, voire des meurtres. Elle peut être un acte isolé, ou une habitude.
En tous cas, elle se manifeste à la société par un désir ou un acte transgressif qui ne respecte pas la norme. L'adulte qui désire ou commet ce raptus social a en principe conscience de la gravité de son désir ou de son acte.
La protection des enfants victimes d’inceste ou de pédophilie est de la responsabilité de tous. Les organismes et associations de défense sont nombreux.
Il est de notre devoir à tous d’agir contre ces comportements qui ne sont rien d’autre que de la violence.

Amicalement
Pascal
Bravo !
Bravo d'y avoir mis autant de pudeur dans ce qui est aussi tragique.