Previously, in my 24 hours

Emma et ses perturbations quotidiennes, à suivre en parallèle de la lecture des écrits de Valentin, un homme comme un autre, ou presque. 

LA SAISON 3  A COMMENCE DIMANCHE 21 FEVRIER
A SUIVRE ICI ET SUR LE BLOG DE VALENTIN, VOUS VOUS EN DOUTEZ
ET C'EST : "PHEROMONES"...


 
Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /2009 16:21
Il y a à peine trois jours, j'écrivais quelques lignes empreintes de colère contenue, suite à certaine question qui me portait sur les nerfs, la fameuse :"Ah vous êtes écrivain, c'est super, et sinon c'est quoi votre vrai métier?".

La colère retombée, je reprenais le cours de ma vie et ma plume, et me remettais au métier (car... cent fois sur le métier remets ton ouvrage...).
En oubliant malheureusement et j'en suis désolée ceux qui font que le travail de chaque écrivain peut un jour être connu, je nomme ici les Editeurs.

Avec des nuances.

S'il existe en France un certain nombre de grands éditeurs reconnus et respectés, enviés, jalousés, courtisés, détestés parfois, il est plétore de petits éditeurs, peu, mal ou inconnus même, mais qui se battent pour faire vivre et connaître des écrivains.
Confrontés aux mastodontes de l'édition, aux circuits de diffusion - distribution, aux conflits d'intérêt, aux difficultés financières, aux besoins de communications... ces "petits" éditeurs se sont retrouvés et ont fait naître un collectif, le leur, "L'autre livre", cherchant à résister face à la création d'un monopole de l'industrie du livre, avec pour objectif non de "combattre les livres des auteurs édités par les industriels du livre mais bien de permettre qu'existent à leurs côtés "d'autres livres"

En 2003 ils organisent leur propre salon du livre, qui ne serait en rien un contre salon du livre mais la possibilité donnée aux éditeurs indépendants de présenter leurs auteurs, leur production, leurs particularités éditoriales...C'est permettre qu'existent à côté des auteurs de l'industrie du livre "d'autres livres" mis à la disposition du plus grand nombre possible.

Ce salon se tiendra cette année du vendredi 20 au dimanche 22 novembre, à l'espace des Blancs Manteaux, 48 rue Vieille du Temple, 75004.

Ce salon "L'autre livre" n'empêche cependant pas ces éditeurs de chercher à participer, d'avoir besoin de participer au traditionnel salon du livre qui se tient fin novembre.
Pour y être, les éditeurs doivent régler un certain montant, tarif fixé par avance.

Or, il semblerait que les conditions pour le salon 2010 soient modifiées fortement, au point que ces petits éditeurs qui, je le rappelle, se battent pour permettre de promouvoir le métier d'écrivain, la diffusion des oeuvres...et donc pour le plaisir des lecteurs, ces petits éditeurs donc risquent pour des raisons financières de ne plus avoir accès au Salon du Livre.

Aussi près de 80 éditeurs, dont le collectif "L'autre livre" ont interpellé M.Eyrolles (président du syndicat national de l'Edition) et M. Frédéric Mitterrand et adressé un courrier afin de les alarmer sur le sujet.

Voici le contenu de cette lettre :

Lettre à l’attention de Frédéric Mitterrand, signée par différents éditeurs de

l’association L’autre livre et par les Mots Migrateurs…

Copie à Monsieur le Ministre de la Culture

Monsieur le Président,

Nous tenons, collectivement, à vous alerter sur l’orientation que semble prendre l’édition 2010 du

Salon du Livre de Paris.

Depuis des années, le tarif « Trampoline », réservé aux éditeurs réalisant moins de 300 000 euros de

chiffre d’affaires, leur permettait de disposer d’un stand de 9 m2 tout équipé pour la somme de 2 000

euros HT. Somme qui peut sembler dérisoire, mais est importante lorsque l’on connaît l’état de la

trésorerie des petites maisons d’édition.

Au milieu du mois d’août, Reed, le concessionnaire du salon, a fait parvenir aux éditeurs sa

proposition commerciale pour 2010. Et là, stupeur (mais stupeur étouffée par la chaleur estivale) : le

tarif « Trampoline » est désormais exclusivement réservé aux primo exposants. Pour pouvoir

bénéficier d’un stand équivalent, un petit éditeur ayant déjà participé au Salon devra dorénavant

débourser plus de 4 300 euros HT, si l’on intègre au tarif de base toutes les « options » – obligatoires

(assurance, inscription, compteur électrique, etc.).

Lundi 7 septembre 2009 : une réunion, initiée par Reed, s’est tenue au siège du syndicat dont vous

êtes le président en présence d’une cinquantaine d’éditeurs et de l’équipe du Salon du Livre au grand

complet. M. Morisset, le commissaire du Salon, nous a expliqué qu’il avait décidé « d’accompagner

davantage la petite édition » et que la suppression du tarif « Trampoline » pour les éditeurs ayant déjà

exposé visait à simplifier l’offre commerciale.

Pourquoi cette augmentation de 115 % ? Nulle réponse ne nous a été apportée. Pourtant, il apparaît

évident qu’en doublant le tarif des « petits » stands (il est à noter que le tarif des autres n’a, lui, pas

évolué), le Salon du Livre risque très vite de se délester des petits éditeurs incapables de suivre cette

inflation.

Lundi 20 septembre, Reed a mis au point une nouvelle grille tarifaire destinée aux petits éditeurs, en

proposant le stand de 9 m2 à 3 519 , ce qui « limite » la hausse à 1 519 .

Cette majoration, de 75 % tout de même, nous semble bien éloignée de la volonté annoncée par le

commissaire du Salon d’« accompagner davantage la petite édition ».

nutile de rappeler que le Salon du Livre est pour tous les éditeurs – petits et gros – le moyen de

nouer de nouveaux contacts avec lecteurs, libraires, bibliothécaires, journalistes…

Nous souhaiterions connaître votre position sur cette augmentation et savoir qui en est l’initiateur. Estce

le SNE, propriétaire du Salon, ou bien votre prestataire Reed ?

Depuis quelque temps se murmure que certains aimeraient voir le Salon retrouver le cadre prestigieux

du Grand Palais. Hélas, le mètre carré y est plus rare qu’à la Porte de Versailles et tout le monde ne

pourra être de la fête, comme vous le confirmiez dans un entretien à Livres Hebdo en février 2009 en

affirmant : « Si on retire les stands marginaux, on peut peut-être y tenir. »

Devons-nous en déduire que nous sommes ces « marginaux » qu’il faut commencer à éloigner ?

Dans l’attente de vos éclaircissements sur une situation que nous jugeons alarmante pour la politique

du livre en France, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre

considération la plus distinguée.

Mardi 6 octobre 2009

Valérie Millet, Éditions du Sonneur

Laurent Seminel, Menu Fretin

Francis Combes, Le Temps des Cerises

Edmond Janssen, éditions Delga

Gérard Cherbonnier, éditions Le Petit pavé

Jean Ferreux, Téraèdre publishing

Dominique Gibert, Diateino

Dominique Tassel, éditions Albertine

Alain Gorius, éditions Al Manar

Guillaume Zorgbibe, éditions du Sandre

Isabelle Drouin Soubrillard, éditions Infrarouge

Yves Soubrillard, éditions Infrarouge

Martine Levy, La cause des livres

Raphaël Thomas, éditions La ville brûle

Danica Urbani, Dadoclem

Jean-Luc hadji-Minaglou, éditions Lis et Parle

Philippe Raimbault, Les mots migrateurs

Jean-Christophe Pichon, éditions Edite

Charles Merigot, éditions de la Ramonda

Benjamin Lambert, Librécrit


(lettre à retrouver aussi ICI)

 

Aussi je félicite le collectif pour cette intervention. Je le remercie de se battre afin de faire en sorte que petits et grands éditeurs ne soient pas considérés différemment. Que auteurs, écrivains, quelle que soit leur renommée, puissent avoir la possibilité d'accéder à un public et de transmettre par la lecture le plaisir qu'ils ont eu à écrire.

Que le plaisir du livre, au sens large et tout simplement, ne disparaisse pas au profit d'intérêts purement mercantiles, et économiques, mettant à mal la culture dans son acception la plus étendue.


Par Anne-Laure Buffet - Publié dans : Coups de gueule
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Parutions Février 2010

NOUVEAUTES EN FEVRIER : 
2 PARUTIONS : UNE NOUVELLE ET UN ROMAN EPISTOLAIRE

La nouvelle, c'est "Joyeuses fêtes", publiée avec le collectif d'auteurs
Dix de plume, Edition Maruja Sener. 



Quant au roman épistolaire, il s'agit de "Maman chérie", aux éditions Lemanuscrit.com.

Pas trop son truc le roman épistolaire. Lettres d'une petite fille en mal d'amour. 
Il a promis de le lire. Méme de donner son avis. 
Il a eu un peu de mal au début. Puis les pages ont défilé sans notion du temps qui passe. 
Prenant. Emouvant. Choquant. Souriant parfois. 
Un vrai roman. Une véritable oeuvre littéraire. Aboutie. 
La technique le faisait sourire. Il a l'oeil humide. 
L'auteur maitrise son style et son histoire. 
Les personnages, même absents se dessinent avec force sous une plume experte. Nul besoin de lire les dates pour voir les étés passer. Emma grandir. Emma comprendre. Emma oser devenir enfin elle.
Un vrai plaisir et une douleur. 
Seul regret il en aurait voulu plus.

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