Drôle d'endroit (...)
Les textes de Garance vont revenir, repris, corrigés, et mis à jour.
Bonne lecture...

(Previously, in my 24 hours, je trouvais Gaston dans une position ne laissant aucune place au doute, avec Cathy, dans mon lit. That’s all. Et bien sûr dans ce foutu château, y’a pas de prozac.)
- Gaston, enlève ta tête de là tout de suite!
J’apporte ici quelques détails scéniques.
Cathy est allongée sur MON lit. Nue. Comme un ver. (Pour les réalisateurs hollywoodiens devenus totalement fans depuis le début de la saison, totally naked). Quant à Gaston, n’ayant aucun diplôme de gynécologue, il n’est pas du tout en train d’effectuer un examen approfondi. En revanche, ce qu’il fait est approfondi, manifestement, et Cathy, vu sa tête, n’a pas l’air de s’en plaindre.
Et lui aussi est nu. Enfin, pas complètement. Il lui reste sa chemise. Modeste protection pour une vertu bien abîmée.
Vous savez, à l’école, à la fac, et en règle générale, dans la vie, j’ai la réputation d’être une personne calme. J’affronte les difficultés et les affres de l’existence avec pas mal de recul, ce qui m’évite par ailleurs les ulcères.
L’ulcère donnant mauvaise mine, je dois dire que je me réjouis de cette attitude flegmatique innée avec laquelle je gère les vississitudes du quotidien.
Aussi, allez comprendre pourquoi je me suis départie de ce comportement détaché face aux affres de ma modeste vie.
Tout en intimant l’ordre à Gaston de retirer immédiatement sa tête de là où il l’avait mise, ainsi que sa langue, ses mains, et toute partie de son anatomie en contact avec Cathy, je me rapprochais du lit, au pas, je l’admets, d’un hussard en colère. Les murs en auraient tremblé s’ils n’avaient été en granit.
Cathy était livide.
Détail dont à l’instant précis je n’avais strictement rien à battre.
Gaston ne disait rien, totalement ridicule, ayant juste relevé la tête.
Il faut dire que vu de l’extérieur, sa posture est franchement grotesque.
J’essaierai de ne pas y penser la prochaine fois que… et ce qui est certain, c’est que la prochaine fois, ce ne sera pas avec Gaston.
Et alors que je suis à moins d’un mètre du lit, Cathy se redresse, et avec toute la fierté qu’il est encore possible d’avoir quand on est totally naked, et pris en flagrant délit de je me fais sucer l’abricot par mon ex mari sous les yeux de sa copine, me lance fièrement un “Emma, c’est pas çe que tu crois…”. Ah oui? Et tu crois que je crois quoi? Que vous évaluiez ta future pension alimentaire, pauvre goudou mal baisée?
Elle aurait pas du dire ça.
Ça m’a énervée. Encore plus que je ne l’étais déjà. Je suis sorti de mes gonds, j’ai attrapé un vase qui par le plus grand des hasards était justement là, sur la table de chevet, et l’ai écrasé sur la tête de l’autre naze de nympho perverse.
Au moins, elle, elle aura été assomée en sachant par qui.
Pas comme moi (je vous rappelle que mon problème de bosse et de chandelier n’est toujours pas résolu).
Et là…alors là…j’ai explosé.
“- Gaston, t’es qu’une pourriture, une chuire de mouche, une merde informe, un minable raté frustré et complexé, t’es obsédé par ta bite, tu pense qu’à baiser tout ce qui bouge, tu donnes de grandes leçons, mais t’es un pervers dégénéré atteint de priapisme dégueulasse, tu vas jusqu’à te taper ta femme, alors que tu pleurais comme une fiotte y’a trois jours parce qu’elle nique avec des filles, tu te choperais le berlingot de la première venue si tu pouvais, tout ça pour te vider les couilles…
- Emma, mais ça va pas non?
- Si ça va monsieur le queutard de mes deux
- Merde, mais qu’est ce que tu es vulgaire…
- Ça te choque? Cherche pas à changer de sujet ni à jouer les grandes gueules choquées pauvre naze d’abruti merdique. T’as vu les poufs derrière lesquelles tu cours comme un gland prêt à tomber?
- Mais Emma…
- Mais Emma quoi? Tu vas me dire que je me trompe? Fous toi de moi en plus, genre j’ai de la merde dans les yeux…
- Ah j’ai pas dit ça; mais c’est Cathy…
- Oui, ça j’ai vu, merci, j’ai même très bien vu, là.
- Mais c’est pas ça, mais elle est paumée, elle disjoncte depuis que Germaine a disparu, elle avait besoin d’affection, elle m’a sauté dessus
- Oh? Et pauvre chéri, elle t’a violé en plus? Excuse-moi, mais avec ce que j’ai vu, j’ai comme un doute, là…
- Mais Emma, je te jure…
- Oh surtout tu ne jures rien, t’enfonces pas, tu t’es déjà enfoncé assez je suppose pour la journée, non? C’était bon au moins?”
Pendant ce temps-là, Cathy semble revenir à elle.
Je lui remettrais bien un coup de vase sur sa gueule de traînée.
Le problème, c’est que le vase est en mille morceaux, ce qui complique énormément mon projet d’assommer à nouveau violemment la lesbienne fétide qui se trouve en face de moi.
Quant à Gaston, il a sa tête de Caliméro. Genre : “Mais j’vous jure, Madame, j’ai jamais couché avec une fille…”. Un gamin pris le doigt dans le pot de confiture. Sauf que c’était pas son doigt. Et c’était pas de la confiture (enfin, j’espère pour Cathy…).
- Oh et puis fait chier bordel. Tu m’accuses de tout et de rien depuis deux jours, tu veux pas venir, … Ah oui, Cathy, ça te fout les boules? Il ne voulait pas venir, il ne voulait pas te voir, et il avait tellement les foies de le dire, qu’il a prétexté la présence de Valentin pour rester à Paris. Et finalement, venir, ok; mais avec Pauline. Ben quoi Cathy, ça t’emmerde? Désolée, mais Gaston voulait se faire ma soeur, et à mon avis, c’est pas simplement un fantasme, c’est fait. Oui, c’est dur, je sais. Alors dès qu’il a deux secondes, je m’en prends plein la gueule. Et pour finir par quoi? Par te trouver, les jambes écartées en train de te faire lécher comme une pucelle. Et il faudrait que je reste zen? Désolée, j’ai raté mes derniers cours de sophrologie.
Et puis ras la casquette, de toi, de tes soit disant états d’âme dans les bras de Fabrizio et sous la langue de Gaston, je me casse, ciao, bye bye, je vais prendre l’air…Au fait, Gaston, me cherche pas, ça me fera des vacances.
Et je suis sortie. Royale, souveraine, et en miettes, mais que de l’intérieur.
Je suis sortie, je suis partie dans le jardin, je sais pas quel temps il faisait, anyway (depuis le totally nacked, je me dis que quelques mots d’anglais peuvent aider nos réalisateurs et producteurs américains à comprendre, et puis j’envisage de voyager, un jour), donc, anyway, c’est la Bretagne, c’est changeant, ça dépend des marées ma bonne dame, et moi les marées, je m’en fiche, j’ai eu droit à un super spectacle avec Moule en première partie, alors…
Alors j’en peux plus.
Ras le bol.
Vraiment.
Gaston me trompe avec tout le monde.
Valentin me fuit.
Ma meilleure amie a disparu.
Mon téléphone est HS.
Mon ficus est mort y’a un mois.
Et j’ai pas de psy, suis même pas une vraie parisienne.
Autant pleurer.
D’ailleurs je pleure.
- Pourquoi tu pleures?
- Parce que je suis triste, grand con…Oh, pardon, Valentin, je voulais pas te dire grand con, mais suis tellement, tellement épuisée…
Oui oui, vous avez bien lu. C’est Valentin, là devant moi.
Nous sommes dans le jardin, près de l’ancien pont-levis, le soleil se couche (enfin pas tout de suite, mais il devrait le faire à un moment), nous sommes près des douves dans lesquelles autrefois sûrement y’avait des cygnes, il est beau, il n’est pas parti en courant, je suis très malheureuse, il me redit pleure pas, je dis je pleure pas, il me prend dans ses bras, il me serre très fort, et je me serre très fort contre lui, je sens ses mains qui glissent sous mon chemisier, je sens sa bouche sur mon cou, et son souffle sur ma joue, il se recule un peu, il me dit Oh mon amour, je dis pareil, il me tient par les mains, me dit laisse moi te regarder, je dis encore Oh Valentin, mais pas pour la même raison, il me dit tu m’as manqué mon amour, je dis OHHHHHH Valentin, il n’entend pas, il recule encore, il me sourit, je veux me jeter sur lui, le retenir, le serrer contre moi, mais il me regarde et ça me coupe la voix, et il recule…OHHHHHHH VALENTIN!!!!!!!!!!
Et il est tombé. Dans les douves.
Je disais oh Valentin pour ça. Pour les douves….
Ohhhhhhh Valentin……..mon amour…….tu n’as rien?
To be continued
Et pendant ce temps là, Valentin...

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