Previously, in my 24 hours

Emma et ses perturbations quotidiennes, à suivre en parallèle de la lecture des écrits de Valentin, un homme comme un autre, ou presque. 

To be continued... 

 
Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /2009 14:51

 

Je ne saurais vous dire le temps qu'il fait. Le temps ne compte plus. 
En écrivant ces quelques mots, l'idée du temps même devient étonnante. Je pensais à la pluie qui n'a cessé de tomber ces derniers jours; à cette pluie que je hais tant, mais qui m'est avec vous devenue égale. Oui, le temps qui nous inonde quand le ciel est maussade m'importe bien peu aujourd'hui. 
Si vous étiez à mes côtés, vous verriez d'ailleurs comme moi poindre le soleil entre les arbres. Je ne sais s'il est réel. Mais lorsque mes pensées vont vers vous, et c'est le seul chemin qu'aujourd'hui elles connaissent, le soleil est radieux. En cette journée d'automne, il se reflète sur l'étang. Celui-ci n'est plus que le miroir de la nature et de sa beauté. Oui, si vous étiez près de moi, si j'étais dans vos bras, nous partagerions à l'instant la magie de ce paysage.
En vous parlant de temps, je pense aussi à celui qui s'écoule chaque jour. Qui s'est écoulé jusqu'à ce que je vous vois. Jusqu'à ce que vers vous je puisse aller. Jusqu'à ce qu'à vous je sois. Il n'était que lourdeur, lenteur, pesanteur. Inlassablement il me ramenait son lot d'ennuis. 
Tout cela me semble loin, si loin... 
Cet étang qui est là, devant moi, si beau, si attirant, mais en même temps si froid, si sombre par endroits, je le traverserais s'il le fallait, je le traverserais maintenant, cette nuit, chaque jour si vous étiez sur l'autre rive, si je ne pouvais faire autrement pour être avec vous, contre vous. 
Vos bras sauraient me réchauffer, vos mains sauraient m'accueillir, vos yeux sauraient me conter que cette folie avait raison, votre bouche m'empêcherait de vous dire que sans vous je suis moins que je n'étais avant vous. 
Oh oui, le temps est chose curieuse, qui semble si long ou si court; si bref quand il n'offre que bonheur, réconfort et plaisir. Si infini quand la morosité, la peur ou le chagrin en sont le lot quotidien. Avec vous mon aimé, le temps ne se compte plus, ne pèse plus, ne fait que porter. Vous êtes absent, et les minutes, les heures, se fondent les unes dans les autres. Jamais pesantes, tellement pleines de vous, de ce que vos gestes me racontaient encore il y a peu. Ma peau est la mémoire de notre amour, elle conserve votre parfum. Votre souvenir me nourrit et comble mes journées.
Vous attendre n'est que délice, lorsque je sais les joies du coeur et du corps que je vais encore vivre avec vous. Et quand il est passé, le temps de vous attendre, c'est que celui d'être comblée est venu. 
Aimons le temps qui nous sépare; car c'est lui qui nous permet de nous aimer.


 Illustration Eric Petit (merci Eric)





©Anne-Laure Buffet, Novembre 2009 

Par Anne-Laure Buffet - Publié dans : Lettres - Communauté : des mots pour le plaisir
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Parutions Février 2010

NOUVEAUTES EN FEVRIER : 
2 PARUTIONS : UNE NOUVELLE ET UN ROMAN EPISTOLAIRE

La nouvelle, c'est "Joyeuses fêtes", publiée avec le collectif d'auteurs
Dix de plume, Edition Maruja Sener
La sortie officielle du livre est prévue le 15 février.
En avant première, une rencontre-dédicaces-vente est prévue le
13 février, de 15h à 19h, passage des Voutes, 19 rue des Frigos, 75103 PARIS

Quant au roman épistolaire, il s'agit de "Maman chérie", sortie officielle le 4 février 2010, aux éditions Le manuscrit.

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...c'est être capable d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme."
Sir Winston Churchill 

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Ces textes ne sont que pure fiction. 

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Prune et Garance se reposent un peu. En attendant qu'elles reviennent, j'entreprends une étude...anthropologique (car je ne crois pas que d'autres termes soient adéquates) sur les hommes, les femmes, et cette faculté incroyable que nous avons à ne pas nous comprendre, tout en faisant semblant de parfaitement nous connaître. 

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