Previously, in my 24 hours
Et voilà, comme toutes les meilleures choses ont une fin, Phéromones s'est achevé.
Je sais, c'est dur.
Aussi, si vous êtes sage, une saison 4 peut être imaginée.
Allez savoir...
Drôle d'endroit (...)
A vous tous, messieurs
les beaux parleurs, les menteurs et bonimenteurs, les utilisateurs du verbe et du sourire comme autant de plaisirs vaguement dispersés,
A vous qui mêlez ironie et galanterie, qui confondez bien volontiers nos cœurs, nos oreilles et vos débarras faussement intellectuels, maladroitement manuels,
A vous aux esprits vérolés, à l’ambition fermée par la ceinture de votre pantalon, n’attendant qu’un relâchement, qu’une main prête à se tendre,
A vous qui jetez votre amour par la fenêtre, usant du mot sans en connaître le sens, le pleurant chaque jour et le repoussant bien plus qu’à votre tour,
A vous qui vous cachez derrière votre petit doigt quand vos belles phrases vous ont portés trop loin, quand vos gestes ne nous laissent qu’un poids, amer et cruel, une envie de vous attendre,
A vous, à l’orgueil si haut placé que pour vous en faire descendre , il ne suffit pas d’aller vous y chercher, il faut vous en pousser,
A vous qui vous croyez si forts que vous pouvez vous moquez, et que jamais vous ne vous retournez pour voir le mal que vous avez laissé,
A vous qui vous protégez derrière un vocabulaire savamment employé : Vérité, Ecoute, Partage et Amitié, et qui aussitôt le bafouez,
A vous aux cicatrices mal fermées, que vous refusez de voir, par lâcheté, égoïsme ou désespoir,
A vous aux attentes enfouies, aux désirs inavoués, aux promesses perdues, à ce que vous refusez de supporter, avec une prétention de mâle mal placée,
A vous qui ne pouvez supporter de voir des larmes couler, que souvent vous provoquez, mais ne sachant comment les effacer,
A vous qui, sans honte et sans complexe, méprisez, écrasez les cadeaux qui vous ont été faits, les transformant en charpie ou en regrets,
A vous tous, je vous souhaite une excellente année 2010. Et vous souhaite d’y trouver ce supplément d’âme qui vous fait cruellement défaut. Ce supplément d’âme qui fait naître le bonheur.
Et vous mesdames, ne souriez pas. L’adjectif a ceci d’agréable qu’on peut le féminiser à souhaits. Alors, ne souriez pas, et sans prétention, sans honte, sans gloire et sans remord, demandez-vous qui parmi nous peut se vanter de n’être en rien concernée. Et de ne pas méritez mes vœux.
Rassurez-vous, je ne m’en sens pas dispensée.
Photo FV : "Toujours extirper de ce monde du beau, malgré la laideur ambiante"

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