Drôle d'endroit (...)
Les textes de Garance vont revenir, repris, corrigés, et mis à jour.
Bonne lecture...
(Previously, in my 24 hours, je découvrais que le terme “sexy”, hautement subjectif, développe
fortement l’ego masculin. Et pas que l’ego. Particulièrement lorsque ledit masculine s’interroge sur ses futures rapports avec un membre de la gente feminine.)
Je ne suis décidément pas du matin. Je pense même arrêter de me lever, ou considerer qu’on est déjà l’après-midi, ce qui m’éviterait énervement et surprises.
Mais même si ma décision est prise, de sauter cette partie cruelle de la journée, je ne l’ai pas encore mise en application. D’où des souffrances terribles à peine levée. Et ce matin étant un matin comme un autre, ce fut encore le cas.
Imaginez deux secondes : je suis seule avec moi-même (no comment, merci), et un café fumant. Tranquille, sereine. En principe, rien ne devrait perturber mon rituel journalier.
Erreur.
Alors que je vagabondais à nouveau et futilement de site en site, je reçus un courier, m’interpellant sur mes propos d’hier. Un peu sèchement. Ce qui me fit sursauter, sans plus. Après tout, nous vivons dans un pays où la libre expression est (soit-disant) autorisée. Et je ne cherche pas à plaire à tout le monde, ni à remporter un quelconque suffrage universel. Pour être franche, ce qui me fit sursauter n’est pas que je sois interpellée, ou critiquée (et il est parfois flatteur de prêter le flanc à la critique); c’est que ce soit par une femme.
La critique, franche et ferme tout à la fois, n’était pas hargneuse, ni agressive. En aucun point. Ce qui constitue à son actif un avantage majeur, celui de retenir mon attention.
Parce qu’il est facile de dire n’importe quoi bêtement et sauvagement, juste pour avoir l’impression de donner un avis qui pourrait changer la face du monde.
Or, là, point de tout ça.
Cependant, si elle n’était acerbe et déplacée, elle n’en était pas moins claire : mes propos manquaient incontestablement d’objectivité, les rendant aussitôt surfaits et plein de partialité.
Je reprenais instantanément ce que j’avais pondu la veille (l’utilisation ici-même du verbe “pondre” est justifiée, du fait que je me sentais très “poule” à la lecture de ladite critique).
“Ma fille, me suis-je dit, il est évident que tu n’es pas totalement honnête”. (J’aime beaucoup me parler, seule, ça comble vos silences. C’est beau ça, le “ça comble vos silences”, je le garde pour plus tard). “Il est également évident que reprocher à un autre d’écrire ce que tu penses tout bas et ne dis pas tout fort est nul, nul, nul. Nul.”
Aussi, confusément confuse, je retournais sur le blog incriminé et poursuivais ma lecture.
Non, l’auteur n’est pas si injuste que ça. Ni même si macho. Oui, le jeu de la notation est également partagé entre les hommes et les femmes. Vous aussi, Messieurs, vous êtes soupesés et calibrés. Et nous y prenons plaisir.
Oui, vous avez raison. Oui, nous évaluons votre “sexytude” volontiers, et avant même de vous avoir adressé le moindre mot. Oui, certains détails retiennent notre attention, et pas toujours positivement; votre coiffure, la couleur de votre chemise,…je ne vais pas tout énumérer, la liste est longue.
Oui, nous vous examinons à la loupe.
Oui, nous pouvons en rire entre nous. Ou simplement en parler. Ou, mieux encore, nous taire (et non, n’imaginez pas que cela suppose un verdict sans appel; le silence peut être l’expression même de l’émotion…).
J’ai donc fait le choix de changer mon fusil d’épaule.
Halte au cynisme cinglant et injustifié. Trêve dans une guerre des sexes que vous n’avez pas demandée et que je ne veux pas déclarer.
Je promets, la main sur mon honneur, de répondre point par point, clairement, objectivement (ben oui une femme peut AUSSI être objective), sincèrement (mais oui, je vous dis qu’on peut l’être), à ce que vous avancez.
Aussi, et à partir de maintenant, je m’accorde, suite à vos propos, un Droit de Réponse.
To be continued.

Derniers Commentaires