Previously, in my 24 hours

Emma et ses perturbations quotidiennes, à suivre en parallèle de la lecture des écrits de Valentin, un homme comme un autre, ou presque. 

LA SAISON 3  A COMMENCE DIMANCHE 21 FEVRIER
A SUIVRE ICI ET SUR LE BLOG DE VALENTIN, VOUS VOUS EN DOUTEZ
ET C'EST : "PHEROMONES"...


 
Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /2010 08:25
24H(Previously, in my 24 hours, j’entamais un combat contre l’hypocrisie, décidais de jouer franc-jeu, et choisissais de lever un voile opaque qui nous brouille régulièrement l’écoute en matière de relations hommes-femmes)

 

Comme nos homologues masculins, nous notons. Valentin le dit sans gêne et sans honte. Et je fais de même. Cela doit remonter à un traumatisme scolaire, ou à un trop grand nombre d’Ecole des fans avalé le dimanche quand nous étions petit(e)s. Il n’en demeure pas moins que nous ne pouvons faire autrement. Il nous FAUT noter. C’est indispensable, un repère plus qu’un jeu, une échelle de critères, aux variables évoluant avec les années (j’entendais l’autre jour une amie s’inquiétant de vieillir depuis qu’elle a constaté ne tourner le regard que vers des tempes grisonnantes.).

Et Valentin, une fois de plus, n’a pas tort. Si, au QCM de notre bon goût (…), une majorité de critères sont remplis, si l’objet de notre jugement s’intéresse à nous au point de venir observer de près nos peluches, nous en tirons (à entendre au sens figuré) satisfaction et fierté. Et voilà.

Devant la glace, nous nous trouvons plus belle, plus jeune, plus souriante, plus glamour, et attention les yeux, c’est avec MOI qu’IL est, VOUS, il ne vous a MEME PAS regardées. Et toc.

Oh zut. C’est tout moi. Je laisserais entendre que les filles entre elles sont chipies. Pas du tout ; ça se saurait.

 

Toujours est-il que nous voilà, fiérotes et frimeuses, parce qu’on a décroché le pompon. Pompon évalué comme tel par nos pairs (et non nos mères ; celles-ci trouvent en général que Notre Pompon pourrait juste faire office de remplaçant sur le bonnet du marin. Et encore, les jours où elles sont aimables).

Et c’est au moment de l’évaluation que, déjà, tout se complique.

C’est là aussi, à ce moment même, que la reine Hypocrisie intervient. Pour la première fois. Et pas la dernière.

(Nous pourrions aussi accuser notre société occidentale et l’éducation judéo chrétienne qui nous obligent, pauvres et faibles femmes, à une certaine retenue. Pipi de chat. On est hypocrite, on se targue d’esthétique…et on n’en pense pas moins.)

Il est classique d’entendre les hommes, nos futurs éventuels pompons, dire à propos de certaines d’entre nous : « C’est juste une bombe ». (D’un autre côté si c’est JUSTE une bombe, c’est assez réducteur pour tout ce qui fait l’être humain : son intelligence, son caractère…).

D’autres, plus directs, diront « P*****, elle est bonne »  (voire bonnasse, éventuellement, selon les régions).

D’autres encore utiliseront divers adjectifs, de sexy à canon.

Le fond de leurs pensées est toujours le même ; comme un GPS dernière génération, leurs cerveaux se mettent en route, direction le lit, à 3 compliments vous êtes arrivés à destination.

C’est comme ça. Classique. Normal. Masculin.

 

Sauf que nous, nous toujours pauvres et faibles femmes, nous sommes pareilles. Mais nous n’allons certainement pas le crier haut et fort (oh non, mon Dieu, pff, quelle horreur, regardez-la, elle ne pense qu’à ça, si c’est pas une honte j’vous jure petite dépravée…).

Nous le disons juste autrement. Ce qui met en scène un double langage. L’exprimé, et le pensé.

 

Démonstration : (En gras l’exprimé, en italique le pensé) (et attention, l’exprimé veut dire exprimé en public, devant d’autres pauvres et faibles femmes)

 

Il est pas mal P***** le mec !

Je sais pas je l’ai pas vu la s***** elle l’a vu

T’as vu comme il se la joue avec son costard… ohhhh la classe je meurs…

Tu crois qu’elle est avec lui, la blonde ? j’y crois pas, bonjour la pouf…

Ca va, suis pas désespérée au point d’avoir envie de lui parler ! je suis désespérée et je veux qu’il me parle…

Non, ça ne me gêne pas qu’il se soit adressé à toi ça te gêne si je t’éclate la gueule, là, en public ?

T’es mon amie et je suis heureuse pour toi plus jamais, t’entends, plus jamais tu me parles. Et mon numéro de tel, bouffe-le

Je te souhaite tout le bonheur du monde – Crève !!!

Oh, il a des chaussettes blanches Oh, il a des chaussettes blanches, bonjour le plouc…

Pas envie en ce moment, suis très bien toute seule je déteste être seule, je déteste regarder la télé, je hais mon chat, et je ne veux pas finir vieille moche et fripée. Et seule.

 

Quant aux notations que nous attribuons…officiellement, de manière déclarée, nous dirons « Oui, il a du charme, un joli regard, un sourire dévastateur. Sa voix est sublime et il s’habille bien. Et surtout, il me fait rire. ». Ca fait bien de parler comme ça.

Mais nous penserons…Non, je ne vais pas vous le dire, vous allez être choqués.

N’empêche que quand il veut il me fait grimper aux rideaux, le tour du manège complet, je signe avec lui, suis prête à devenir acrobate, là sur le champ.

 

Eh oui, sans la notation, nous aurions une vie moins trépidante.

 

 

To be continued.

Par Anne-Laure Buffet - Publié dans : Previously, in my 24 hours - Communauté : Facebookiens grands auteurs
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Parutions Février 2010

NOUVEAUTES EN FEVRIER : 
2 PARUTIONS : UNE NOUVELLE ET UN ROMAN EPISTOLAIRE

La nouvelle, c'est "Joyeuses fêtes", publiée avec le collectif d'auteurs
Dix de plume, Edition Maruja Sener. 



Quant au roman épistolaire, il s'agit de "Maman chérie", aux éditions Lemanuscrit.com.

Pas trop son truc le roman épistolaire. Lettres d'une petite fille en mal d'amour. 
Il a promis de le lire. Méme de donner son avis. 
Il a eu un peu de mal au début. Puis les pages ont défilé sans notion du temps qui passe. 
Prenant. Emouvant. Choquant. Souriant parfois. 
Un vrai roman. Une véritable oeuvre littéraire. Aboutie. 
La technique le faisait sourire. Il a l'oeil humide. 
L'auteur maitrise son style et son histoire. 
Les personnages, même absents se dessinent avec force sous une plume experte. Nul besoin de lire les dates pour voir les étés passer. Emma grandir. Emma comprendre. Emma oser devenir enfin elle.
Un vrai plaisir et une douleur. 
Seul regret il en aurait voulu plus.

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