Previously, in my 24 hours

Emma et ses perturbations quotidiennes, à suivre en parallèle de la lecture des écrits de Valentin, un homme comme un autre, ou presque. 
 
Vous l'aurez, votre saison 4, des aventures d'Emma et Valentin. 
Vous l'aurez car vous êtes nombreux à la demander. 
Mais il va falloir être patient...Laissez-les se remettre de leur week-end pascal en Bretagne. 
Et pour ceux qui ne l'ont pas encore lu, découvrez le avec les 15 épisodes de Phéromones...

 
Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /2010 17:15
24H(Previously, in my 24 hours, j’avalais un café froid, donc infâme, après avoir découvert des propos plus que désagréables concernant la gente féminine sur un blog).

 

La curiosité est une chose… curieuse.

J’avais réussi, suite à ma lecture matinale, et mon agacement fort compréhensible, à passer finalement outre.

Sommes toutes, les propos tenus par l’auteur, emprunt de machisme et de misogynie, démontraient essentiellement le besoin de celui-ci de s’auto satisfaire dans une complaisance bien masculine.

(Oui, Monsieur, si vous le souhaitez, vous avez compris bien plus aux femmes et à notre manière de fonctionner que tous ceux qui, avant vous, se sont penchés sur le sujet, n’ont réussi à le faire.

Si vous le souhaitez.

Cependant, vous avez sombré facilement. Votre iceberg est cet amas de généralités dans lequel vous vous noyez lentement. Titanic sociétal, vous voilà en train de couler.)

 

J’en étais là de mes pensés, que je trouvais à la fois profondes dans leur forme (et évoquer la profondeur lorsqu’on songe au Titanic me faisait sourire), et intelligemment moralisatrices dans leur fond (que le Titanic allait bientôt toucher), lorsque soudain, subitement, je me suis jugée injuste. Terriblement injuste. La judéo-chrétienté dans laquelle j’ai été élevée s’est rappelée à moi. Un peu plus et j’en aurai rougi.

Après tout, comment pouvais-je me permettre de critiquer les textes d’un autre, lorsque moi-même je me complais à en écrire des divers et des variés, les imposant sans n’avoir reçu auparavant l’aval de personne ?

Avez-vous déjà eu des bouffées d’angoisse mêlée de honte ? C’est stupéfiant. Les pieds glacés, mais transpirant comme une fontaine déréglée, le rouge aux joues et les larmes aux yeux, je me serai volontiers accroché un fouet au bout du bras pour me punir de mon iniquité. (Je trouve, mais c’est une digression, que j’utilise des termes de plus en plus compliqués. Enfin, parfois seulement.)

 

Je ne pouvais rester ainsi. Il me fallait agir.

Je retournais avec fébrilité sur le blog incriminé.

Et reprenais ma lecture.

 

Un texte, vite, attira mon attention. Un texte sur les femmes, bien sûr. Non pas que s’il était sur les chiens il ne m’intéresserait pas (et ne souriez pas, le lien chien-chienne, j’y ai pensé aussi). Mais je voulais tenter de creuser le sujet qui me préoccupe, et donc cherchais un écrit plus significatif du fonctionnement de l’auteur.

 

Je ne fus pas déçue. Commencer une nouvelle semaine sans déception est en général très agréable. En l’espèce, très…horripilant.

 

L’auteur utilisait un terme dont il offrait dans le même temps une définition. « Sexy Â». Il est vrai, pour sa défense, que ce qualificatif est employé le plus souvent à tort et à travers. Une attitude, un sourire, un geste, un bas, un talon, un regard, sont parfois qualifiés de sexy. Un plat dans un restaurant tout autant (oui, je l’ai entendu : « super sexy le menu ce soir Â»â€¦il s’agissait de quenelles, peut-être y a t’il un lien à faire… ?). Une décoration d’appartement peut aussi être sexy. Une voiture également.

Bref, le propos était sur le « sexy Â», préliminaire à une rencontre…sexuelle. D’amour, il en est ici peu question.

Bien, parlons sexy, alors, si telle est la volonté de celui que je lisais.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Je lisais donc.

 

L’auteur réduisait le terme sexy à la possibilité de concrétiser un besoin purement hormonal, qualifié par beaucoup d’hygiénique, avec celle de satisfaire une partie de son ego, en se rassurant et attribuant des mérites à la partenaire envisagée pour satisfaire lesdits besoins.  (Comment ça je fais des phrases longues et c’est compliqué de comprendre le fond de ma pensée ? Ok, je traduis : pour « baiser Â», mot que je relevais dans le texte, et être fier de soi le lendemain, l’auteur juge le « sexy Â» de la fille et lui attribue une note. Un « bon coup Â» devient meilleur si le sexy est au rendez-vous. )

 

Arggghhhh.

Re arggghhhh.

 

Adieu…j’allais dire veaux, vaches, cochons, mais étant donné le sujet, ça me paraît déplacé. Adieu espoir de charme, spontanéité, sincérité, et émotions. L’enfant joue aux Legos. L’ego mène l’homme. (Oui, c’est nul, je sais). Et nous voilà jugées, pesées et soupesées, calibrées et qualifiées, avant d’être…appréciées. Aimées…allez savoir…

 

Hummmpppppfffff, me disais-je. Ce qui ressemble étrangement à un soupir résigné. Trouverais-je dans ces textes un passage m’amenant à croire que l’auteur aurait un intérêt pour les femmes, simple, pur, et…sexy ? Ne transformant pas nos qualités intrinsèques en produit de CAC40 ?

 

Il me faut continuer ma lecture. L’important est de ne jamais désespérer.

 

 

 

To be continued.

 

 

 

 

Par Anne-Laure Buffet - Publié dans : Previously, in my 24 hours - Communauté : Les nouvelles au fil des jours
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NOUVEAUTES EN FEVRIER : 
2 PARUTIONS : UNE NOUVELLE ET UN ROMAN EPISTOLAIRE

La nouvelle, c'est "Joyeuses fêtes", publiée avec le collectif d'auteurs
Dix de plume, Edition Maruja Sener. 



Quant au roman épistolaire, il s'agit de "Maman chérie", aux éditions Lemanuscrit.com.

Pas trop son truc le roman épistolaire. Lettres d'une petite fille en mal d'amour. 
Il a promis de le lire. Méme de donner son avis. 
Il a eu un peu de mal au début. Puis les pages ont défilé sans notion du temps qui passe. 
Prenant. Emouvant. Choquant. Souriant parfois. 
Un vrai roman. Une véritable oeuvre littéraire. Aboutie. 
La technique le faisait sourire. Il a l'oeil humide. 
L'auteur maitrise son style et son histoire. 
Les personnages, même absents se dessinent avec force sous une plume experte. Nul besoin de lire les dates pour voir les étés passer. Emma grandir. Emma comprendre. Emma oser devenir enfin elle.
Un vrai plaisir et une douleur. 
Seul regret il en aurait voulu plus.

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