Previously, in my 24 hours
Et voilà, comme toutes les meilleures choses ont une fin, Phéromones s'est achevé.
Je sais, c'est dur.
Aussi, si vous êtes sage, une saison 4 peut être imaginée.
Allez savoir...
Drôle d'endroit (...)
J’ai pour habitude d’avoir un magazine avec moi. Que je ne le lis pas, je le feuillette à peine. Je le prends en
partant, comme on prend ses clés avant de fermer la porte. J’ai dès lors l’impression de connaître l’actualité. Le simple fait de l’avoir en main me conforte dans ce sentiment. La supériorité
intellectuelle est acquise. On ne s’attaque pas aux lecteurs du Point.
En attendant de monter dans la rame menant à mon bureau, je suis assis et tourne les pages, m’attardant sur les publicités. Parfums et maquillages féminins ornent les pages en papier semi glacé. Brunes ou blondes, pulpeuses à la sensualité exacerbée, elles me fixent et je les désire, le temps d’un recto.
Le quai est presque bondé. C’est normal, jour de grève à la RATP. 18eme jour depuis le début de l’année. Le réveillon est encore loin. Les transports en commun sont une école de la patience.
Les gens s’énervent en silence, s’agacent et se bousculent.
En moutons indisciplinés, ils se serrent les uns contre les autres, s’entraînant au rythme d’une danse étrangement folklorique. La musique est faite de leur colère. Les syndicats deviennent chefs d’orchestre de bals improvisés.
Je regarde ces irrespectueux du droit de grève. Ici, un étudiant déjà blasé, là une vieille fille, sans doute amoureuse de son patron. Un peu plus loin un costard-cravates qui va rater la réunion de l’année. Juste derrière une jeune femme.
Je continue à tourner les pages. Quatre, cinq, dix pages de publicités. On se cultive énormément grâce aux hebdomadaires de l’actualité.
Le bruit est différent. Je ne peux pas expliquer.
Ce n’est pas l’arrivée du métro. Ce n’est pas la foule bruissante d’irritation.
C’est un cri.
Ça arrive.
Je reste plongé dans mes publicités. Les articles de fond me semblent trop creux pour m’absorber plus qu’un instant. Le bruit de la page qui se tourne est couvert par un deuxième cri. Je tourne la tête, cherchant la cause de la criante distraction.
La jeune femme observée juste avant est entourée par deux hommes. L’un tient son sac, l‘autre son bras. Elle, elle crie.
Elle crie au secours. Elle écarte d’un simple cri ceux qui se tassaient autour d’elle. Ce qui leur offre d’emblée une meilleure vue du spectacle.
Tenue, secouée, frappée, elle va céder. L’un des deux hommes la maintient. Les jeux du cirque ont commencé, la place vaut le prix d’un ticket de métro. Mesdames et messieurs, admirez le spectacle. Eloignez-vous, puisque vous n’osez rien faire, mais ne cessez pas de regarder. Votre bonne morale en souffrira plus tard.
Moi, je suis trop loin. Je pourrai intervenir, mais à quoi bon ? Le temps que j’arrive, le viol sera consommé. D’ailleurs, pourquoi suis-je en train de parler de viol ? Demain, ce sera un simple entrefilet dans les quotidiens « …Recrudescence de violence dans le métro...Une jeune femme attaquée aux heures de pointe à la station Bonne Nouvelle... ».
La rame tant espérée arrive enfin. Deux sonneries et 19 secondes pour m’y trouver une place. Ce soir j’aurai un remord. Là, je suis juste en retard. Ramassez votre sac, mademoiselle, mettez votre honte à l’intérieur, le métro ne vous attendra pas.

Amitiés
Pascal
nous vivons cette situation avec beaucoup d'indignation
l'indifférence du monde d'aujourd'hui
l'horreur et l'enfer des transports en commun...où règne peu d'humanité !
le métro n'attend pas , c'est un monstre !!
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Les nouvelles au fil des jours .
Chaque jour de la semaine , je vais présenter un blog qui est dans ma communauté, sur mon blog .
Pour cela , je demande juste si vous en êtes d'accord ??
Merci de me confirmer votre réponse au plus tard demain soir .
Ps : c'est un copie-coller pour toute la communauté .
Et merci beaucoup
Anne-Laure