Previously, in my 24 hours

Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /2010 09:32
24H(Previously, in my 24 hours, j’avais un peu trop arrosé un apéro avec Germaine et Valentin, refusant de séduire le Monsieur, par amitié pour Germaine, très embêtée tout de même de cette fidélité amicale. Après avoir un peu trop levé le coude, je me levais pour partir et m’écroulais, me prenant, dans tous les sens du terme, les pieds dans le tapis, avant de les mettre dans le plat).

Quoi ? Oui, quoi ? J’aimerai bien que Germaine arrête de me regarder comme ça. Elle se prend pour ma mère ou quoi ? Ca m’énerve. Ohh et vaut mieux pas que je m’énerve, j’ai déjà mal à la tête. Et puis pas qu’un peu. Et j’ai mal au cœur, aussi. 

Suis là, plantée sur cette chaise d’hôpital. En fait je ne sais plus où me mettre. Y’aurait pas Germaine, ma « fidèle Germaine », je m’écroulerais complètement, genre la tête sur les genoux et les bras tombant. Mais bon, elle se donne du mal pour moi. En plus faut dire ce qui est, je lui ai tout de même fait peur, mais surtout je lui ai pourri sa soirée. Grave pourri même.

Je me souviens vaguement des détails. Je sais qu’à un moment me suis levée, je sais plus bien quand, et je sais plus bien après combien de verres. J’ai bafouillé un truc du style « salut les zamoureux ». Pas certaine de pouvoir dire que j’ai articulé. Oh, rien que d’y penser j’ai envie de vomir. Et puis là, une fois debout, tout est allé très vite, j’ai fait un pas, et le sol s’est dérobé sous mes pieds, j’ai du faire des nœuds avec mes jambes ou une quelconque figure d’acrobatie alcoolisée, enfin un truc pas  clair. J’ai fini ma démonstration de Chevaliers du ciel la tête dans la moquette, après avoir roulé sur le chariot de services, et percuté un serveur que je ne reconnaîtrais pas (alors que lui, je suis sûre que si). Une scène pareille ça s’oublie pas.

Maman, qu’est ce que j’ai mal au crâne. Et le gin qui commence à remonter. Je vous épargne les détails, je vais être sympa. C’est pas possible que ça me soit arrivé, à moi. Ohhhhhh et Valentin…..J’l’avais presque oublié celui-là. Si j’espèrais avoir encore une chance y’a quelques heures…Mais pourquoi j’ai bu autant ? Ah oui, ça me revient. Germaine. Germaine et Valentin. Pas possible. C’est ça, j’ai bu pour oublier, c’est pas ma faute en fait, c’est le désespoir. C’est ce que je disais, je vais finir seule, et alcoolique, et grosse parce que boire ça fait grossir et ça va être terrible et Germaine aura plein d’enfants avec Valentin, et je serai même pas invitée au mariage, ils auront trop peur que je sois comme hier et que j’aille me planter dans la pièce montée.

Y’a un truc qui sent franchement pas bon dans le coin. Vu l’état dans lequel je suis, c’est normal. J’ai du gaspacho sur la chemise, de la soupe à l’oignon (oh y’a même un p’tit bout d’oignon coincé dans un bouton) qui s’est incrustée dans mon décolleté, de la sauce à je sais pas quoi sur la jupe. Une poubelle bourrée (ah le jeu de mots…vous en noterez la finesse). Qu’est ce qu’elle a Germaine ? Elle se penche vers moi. Oh ça fait peur. Je sais pas si c’est l’alcool, mais elle a des yeux énormes et  elle est tout prêt de moi, et …mais qu’est ce qu’elle fait ?

-       Et Germaine t’es pas une maman guenon, pourquoi tu me tripotes les cheveux là ?

-       T’as du Coulommiers dedans ma chérie. J’essaie d’en enlever.

-       Pardon ?

-       C’est quand t’es tombée sur le plateau de fromage, t’as fini la tête dedans…

Manquait plus que ça. Si au moins ça avait été une charlotte (faut pas essayer de faire rire quand on est encore sous effet d’alcool, je sais). Et bien, peu m’en chaut. De toute façon ma vie est fichue.

C’est quoi ce bruit ? Qui a mis les cloches de Notre Dame dans mon salon ? Aïïïïe faut que ça cesse. Ca me rappelle quelque chose, mais quoi ? Mon téléphone. Où il est mon téléphone ? Et qui ose m’appeler, là ? C’est pas une heure pour appeler les braves gens bourrés de la veille. Mais si je réponds pas ça va pas s’arrêter.


Sauf que là, c’est mon cœur qui s’arrête. Pour deux raisons. J’ai ouvert la bouche pour tenter de prononcer un « Allo », le plus audible possible, avec la voix clairement dans les chaussettes, et une haleine à vous décoller le papier peint de tout un immeuble, caves comprises. Auto asphyxiée je suis. Et surtout, au téléphone, c’est Valentin. Il veut savoir comment je vais. Bien, très bien, merci, un peu mal à la tête c’est vrai, mais très bien oui oui c’est gentil ça d’appeler. Et oh mon Dieu, oh mon Dieu, oh mon Dieu, il veut me voir. M’inviter à dîner. Là ce soir. Oui oui super très bien ça me fait très plaisir. J’ai juste envie de me cacher sous la couette, mais il est tellement gentil de vouloir de mes nouvelles…Alors, un dîner, parfait, l’heure ? Super, L’endroit ? Super aussi, tout me va, c’est chouette, ok à ce soir.

J’ai trois heures devant moi pour faire sortir le mutant qui y a pris ses quartiers dans mon estomac, éviter de ressembler à une loque, sentir la rose qui s’éveille au printemps, …bref, être un minimum glamour.

Valentin. Le Valentin de Germaine. Il m’invite pour s’assurer que je vais bien. Tu parles. D’un coup je comprends. Il s’est bien marré hier, Germaine, il va la planter ce soir, juste en espérant pouvoir voir encore l’autre alcolo s’étaler en plein restaurant, il refera comme s’il ne me connaissait pas, et je pourrais même pas le dire à Germaine ce serait trop salaud de ma part (et quand je suis bourrée je suis grossière, ouais), et lui il se foutra bien de moi, et moi je vais mourir. C’est ça. Autant mourir.

Et bien non. Ca ne va pas se passer comme ça. Je ne te donnerai pas une autre fois l’occasion de me ridiculiser et de t’en payer une bonne tranche pour pas cher. Compte pas sur moi. Ce soir est un autre soir. Eheh.

 

J’ai bossé comme une dingue tout l’après-midi, sous haute dose de Doliprane et bicarbonate de soude, pour avoir l’air parfaitement au point, l’air de rien, hier n’est jamais arrivé. Ce soir, je ne bois pas. Je ne parle pas beaucoup (en fait vaut mieux pas, je ne peux pas extraire de ma bouche plus de deux phrases sans inverser les syllabes), je me concentre totalement sur Valentin, parce que, soyons franche, le décor tangue encore un peu (sacrée cuite hier, ça m’épate quand même), et puis, soyons franche (encore), il est vraiment trop bien ce Valentin. Même si je ne comprends pas tout ce qu’il dit, pourtant ça a l’air clair, ça doit être mon cerveau qui dysfonctionne. Manifestement, les « tout à fait » et « absolument » dont je ponctue mes rares propos lui conviennent. Il semble même ravi. Il a des dents, quand il sourit…enfin non, c’est idiot ça ; il a des dents tout le temps. Mais quand il sourit, waouh.

Je ne vais pas me faire avoir comme ça. Ohhhhh que non. En plus j’ai l’impression que tout l’alcool d’hier remonte d’un coup, vaudrait mieux pas que l’effet Titanic recommence, là ça serait trop. Mais je sais ce qu’il veut, j’ai bien compris son manège, dès cette après-midi.

Le dîner se termine. Heureusement, parce que Beau Gosse, il va pas ma la jouer longtemps, sa scène du 2, pour ensuite en rire tout seul (ou à plusieurs ; dans ces cas là, ils ont toujours un bon copain à qui parler). Nous voilà dans la rue. Même les trottoirs ne sont pas stables ce soir. Valentin a l’idée de me tenir par la main. J’apprécie moyen mais ça m’arrange, ça équilibre un peu. Si on pouvait se retrouver dans une rue moins éclairée…Attention, j’ai pas dit que je voulais ne serait-ce qu’une once d’intimité. C’est simplement que toutes ces lumières, ça me pique les yeux. Oh…j’aurai du mettre des talons moins hauts. Je titube, en tout cas j’ai l’impression de tituber. Et là, je ne comprends pas ce qu’il se passe, alors que j’esquive une bouche de métro d’un mouvement que je tente de rendre élégant, Valentin m’attrape par les bras, me serre, un peu (bon, ça fait pas mal,, faut pas exagérer), je me retrouve dans les siens, et sans pouvoir rien faire, il me fait une option bouche à bouche. Beurk.

Beurk beurk.

Oh, le baiser…bien. Non, c’est vrai. Bien. Franchement bien. Très bien même. Comme il ne me lâche pas, je cède un peu. C’est pas désagréable, un baiser bien donné. Même s’il veut, il peut recommencer. On va dire que c’est un baiser de contrôle, pour m’assurer que c’est bien. Et là suis rassurée. Vraiment bien.

Mais beurk quand même. Quelque chose me gêne. Faut que je réfléchisse. Et pendant qu’il m’embrasse encore (et c’est toujours bien bien bien), ça me revient. Germaine.

J’ai honte. Suffisamment pour me dire qu’il faudra que j’y pense. Je promets de le faire, demain. Quand il aura fini de m’embrasser, bien bien.

To be continued.
(Laissons Valentin reprendre ses esprits, tout de même...) 

Par Anne-Laure Buffet - Publié dans : Previously, in my 24 hours - Communauté : Les nouvelles au fil des jours
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /2010 17:06
24H
NOTE A L'ATTENTION DES LECTEURS : le texte qui suit est une pause dans le chapitre "TchinTchin", après une chute assez brutale d'Emma en plein restaurant.


(Previously, in my 24 hours, je retrouvais Germaine et Valentin dans un bar des beaux quartiers. Abusant un peu du gin tonic, je les plantais là, les zamoureux, je tentais de rentrer chez moi, mais fut freinée par un tapis et un serveur, et me retrouvais à plat ventre. Grotesque.)

 

Je me suis donc vautrée lamentablement. Situation assez difficile à assumer. D’autant que je n’arrive pas du tout à me relever. Je ne l’envisage même pas.

Faire la morte me semble plus prudent. En plus toutes ces étoiles au dessus de ma tête, c’est assez joli. Et je ne vois pas du tout pourquoi tout le monde se tait, ou rigole. Comme si j’étais la seule personne sur terre à m’étaler au milieu d’un restaurant. Les gens sont sans cœur et sans pitié. A propos de cœur, même couchée, ça tourne vachement, là, va falloir faire quelque chose quand même. Ou rien. Attendre la fin, le nez dans la moquette.

 

Il dit quoi, le gros joufflu au dessus de moi ? Que les hommes ça sait se tenir et qu’une femme qui boit c’est vraiment lamentable ? Oui, ben il ferait mieux de pas frimer, parce que sinon je me lève et lui fiche mon genou dans un endroit bien placé de son anatomie. Ouais, c’est comme ça, on se moque pas d’une femme à terre. C’est pas bien. Pppppffff.

Tiens, vais m’occuper deux secondes, faut que je me concentre un peu. L’autre aussi, avec son machisme débile…et ses allusions à deux balles. Suis sûre que le

Valentin, il pourrait en faire autant, des comparaisons de gros nazes.

 

 

Ben tiens, v’là pour vous : Cherchez l’intrus.

 

-       Mon téléphone portable est plus qu’un outil de travail, il est le vecteur de communication indispensable entre mes enfants, mes amies, ma mère, et moi.

-       Ma pensée est logique et rationnelle, même si mon raisonnement échappe à certains.

-       Je suis à l’heure. La mienne.

-       Je sais en deux temps trois mouvements organiser un dîner improvisé qui ne sera pas composé de Pizza Hut, ou d’une commande chez le chinois, le tout arrosé à la 1664.

-       J’aime bien les films avec des hommes qui se tirent dessus, saignent énormément, et où se développent à l’intérieur d’œufs marrons géants des monstres qui vont dévorer le genre humain. A condition que dans les mêmes films il y ait Georges Clooney ou Brad Pitt.

-       Je peux subir une contrariété au boulot sans éclater en sanglots. En tout cas, tant que mon boss est en face de moi.

-       Je n’ai jamais simulé l’orgasme.  Un peu exagéré parfois ; pour pas vexer.

-       J’ai le sens de l’humour. Suffit de bien me connaître pour le comprendre.

-       Quand j’ai un truc à dire, je laisse la possibilité à mon interlocuteur de me comprendre à demi-mots, car je ne doute pas de son intelligence.

-       Je ne charge pas trop mes valises quand je pars en voyage. Tout est indispensable, on ne sait jamais. C’est un principe de précaution.

-       Mon solde bancaire est…mon solde bancaire.

-       Je suis capable d’avoir une conversation de couple sans jouer avec la télécommande, sans lire mon journal, sans lever les yeux au ciel et sans m’endormir.

-       Je me rappelle le lendemain de ce qui a été dit la veille.

-       Je suis un homme.

-       Je ne sais peut-être pas replier une carte routière, mais je sais situer le lave-vaisselle, le lave-linge, la poubelle et le tiroir à chaussettes. Et m’en servir.

-       Je sais faire plusieurs choses à la fois : je peux conduire et téléphoner à ma mère en même temps. Et vérifier mon maquillage.

-       Je n’oublie pas les dates importantes. Je n’oublie pas de faire remarquer qu’elles ont été oubliées. J’ai donc une fonction bloc-notes, conjointe à celle d’agenda. 

-       Je peux planter un clou, changer une ampoule, ou mettre des piles neuves dans la télé commande sans pousser des p***** de m**** toutes les deux secondes trente.

-       Mes conversations téléphoniques sont longues mais indispensables. Qu’on se le dise.

-       Je n’ai pas peur de l’aspirateur ou du balai. Ils ne risquent pas de se transformer en Alien.

-       Je ne meurs pas à chaque fois que je m’enrhume.

-       Je ne fais pas collection de rouleaux de papier toilettes vides.

-       Je n’ai pas réponse à tout. 

Par Anne-Laure Buffet - Publié dans : Previously, in my 24 hours - Communauté : Les nouvelles au fil des jours
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /2010 06:28
24H(Previously in my 24 hours, je retrouvais Germaine et Valentin dans un bar dit branché de la capitale ; Germaine est une fille formidable et Valentin est définitivement su-blime)

 

Deux heures que nous sommes là, tous les trois, dans ce bar. Nous avons trinqué, plusieurs fois, chacun offrant son verre. Trinqué « dans les yeux », sinon, comme dit Germaine, c’est « 7 ans de misère sexuelle...hihihi… ». Elle n’a pas du trinquer souvent, alors, ou mal…Qu’est ce que je dis, là ? Oh, ça doit être l’effet Gin Tonic, c’est vraiment nul de ma part. Pauvre Germaine. J’ai bien observé comment elle se comporte. Elle est séduite. L’air de rien, elle minaude, bat des cils, penche la tête, sourit à l’occasion (et à Valentin), n’en fait ni trop, ni trop peu. Et je la comprends.

Valentin est assez proche de ce que l’on pourrait considérer comme l’Absolument Génialement Parfait chez un homme. Forcément, c’était couru d’avance, il me plait.  énormément. Tout autant qu’il semble plaire à Germaine. Elle est raide in love, c’est clair comme de l’eau de roche. Je renonce. Je ne vais pas jouer le grand jeu, tant pis pour moi. Je ne peux pas faire ça à une amie. Pas à elle. Ce serait abject. Et je ne suis pas abjecte. Pas à ce point là en tout cas. Bon, je n’ai pas toujours été fière de moi, mais c’est le passé, de l’histoire ancienne, ppfuittt, j’ai changé, je suis une fille loyale et droite. Toute droite, quoique là j’ai l’impression de pencher un peu. Ou sinon, c’est le bar qui tangue. Non, non non non. Je ne vais pas la trahir. Elle me fait confiance, elle a besoin de moi, elle est toujours là pour moi, répond toujours présente même à trois heures du matin quand j’ai un coup de blues et qu’il faut tout de suite que je parle à quelqu’un, et moi, au milieu de mes bulles de tonic, je reluque celui avec lequel elle a passé la soirée, comme si c’était un dû. "C’est pas joli joli ma p’tite Emma", me dis-je en moi-même. Germaine a beau dire qu’il ne s’est rien passé et qu’elle préfère qu’ils soient amis, je sais bien qu’elle a l’espoir que ça change. Non, je ne peux pas lui faire ça. Vais reprendre un gin tonic, puisqu’il le propose, le beau gosse. Ça fait que le quatrième, eheh je tiens la route. Et je ne vais pas me laisser séduire, quoique c’est déjà fait mais la situation est totalement sous contrôle. Même pas impressionnée. Pas trop en tout cas. Ok, un peu quand même. C’est pas la peine de le dire, chut, vous ne savez rien. Je ne suis pas du genre à me laisser embarquer comme ça dans une histoire compliquée.

Même si je sens le pied de Valentin se frotter contre le mien. Même si cela fait maintenant cinq ou six fois que, par hasard, nos doigts se touchent, quand nous prenons nos verres. Même s’il me regarde avec des yeux, des yeux…oui, soyons franche, des yeux totalement lubriques et obsédés. Très très beaux aussi, mais qui dissimulent, j’en suis certaine, des pensées a-bo-mi-na-bles. Je le vois venir, le p’tit bonhomme, on ne me la fait pas. C’est ça en fait, c’est un gros obsédé, et moi, je ne suis pas un morceau de barbaque, et Germaine n’est pas un jouet non mais quand même, ça ne va pas se passer comme ça monsieur le play-boy de seconde zone, on séduit pas mes amies pour ensuite les planter comme des vieux choux, et tenter de choper la copine, on n’est pas de la chair fraîche Germaine et moi, ton tableau de chasse, tu mettras pas nos noms dessus, alors ouste c’est pas la peine de nous faire ton numéro à deux balles, même si j’en crève d’envie mon Dieu qu’il est bien ce mec…en fait le numéro je veux bien, mais super discret, si tu vois ce que je veux dire…Oh, j’ai failli le dire tout fort ça, hihi, ça aurait été dommage pour moi. Ohhh ça tangue quand même vachement dans ce bar.

Et Germaine, pendant que je réfléchis, qui se met presque à roucouler. Et Valentin par ci, et Valentin par là, et oui oui tu as raison Valentin, oui j’adore cet endroit Valentin, oh oui la musique est super Valentin, et pourquoi tu dis rien Emma ? Je dis rien, parce que je ne vais pas répondre à cet individu qui se croit capable de nous emballer comme ça en deux temps trois mouvements, genre paquets cadeaux, et l’une après l’autre.  Et c’est pas parce qu’il est divinement, incroyablement, totalement, complètement, littéralement, sublissime, que ça va changer quelque chose. Pas mon genre. Enfin si, mon genre, mais Germaine, je ne te ferai pas souffrir, croix de bois croix de terre, non, croix de fer, si je mens je vais prendre un verre. Eheh, j’me fais rire toute seule.

Tant pis, je préfère finir vieille et abandonnée de tous comme un chien miteux, que de me fourvoyer avec ce bellâtre et briser le cœur de ma chère Germaine. C’est ma chère Germaine, et pour fêter ça, je vais repayer une tournée. Oui, monsieur. Ohh, Germaine, je sais ce que je fais, t’inquiète pas pour moi. Je sauve notre honneur, Valentin est peut-être l’homme le plus parfait de la terre, mais pas question que nous ayons mal à cause de lui. Je lève la main droite et je le jure.

Non Germaine je n’ai rien à dire. Oui, j’ai vraiment levé la main droite. Je fais ce que je veux avec ma main droite. Et si tu pouvais dire au beau gosse qu’il arrête de me regarder avec ce sourire amusé, ça serait trèèèèèèès gentil vraiment, merci pour elle. Il a une drôlement belle bouche Valentin, je pourrais me pencher et hop oh pardon monsieur, j’ai pas fait exprès de vous embrasser, j’ai glissé c’est ballot. Mais j’vais pas l’faire pppfff j’sais m’tenir. Oh ben là, j’vais m’tenir à la table dites donc, parce que ça remue drôlement ici. Ben quoi Germaine, pourquoi tu m’regardes comme ça ? Oui, ça va j’te jure ça roule ma poule. Quoi j’ai dit cot cot cot en remuant les avant-bras ? Ah oui j’ai fait ça ? C’est bête c’est ridicule, pourquoi j’aurai imité une poule ? Et pourquoi il se marre ton Valentin, en me regardant, je peux savoir ? Hein ?

Bon, ben de toutes façons, c’est cuit pour moi. Suis très fière de moi, j’ai même pas essayé un mini coup de charme. Eh Germaine, tu peux être contente d’avoir une amie comme moi. Moi, en tout cas, suis contente de me connaître. Voilà voilà, j’vais vous laisser les amoureux, j’vais y aller, oui monsieur Valentin, au revoir j’ai été vraiment ravie de vous revoir c’était chouette, on s’refait ça bientôt ? On s’embrasse pas, hein, ça serait dommage que je me trompe et que ça finisse en bouche à bouche…Me raccompagnez pas, je connais le chemin, oui t’inquiète Germaine, je sais la sortie est vers la droite, Valentin, arrêtez de me regarder comme ça, y’a rien de drôle dans le fait que je me lève. Allez, salut la compagnie, on s’appelle, oui c’est ça, appelez-moi, Germaine, oui quand tu veux, et Valentin, vous voulez aussi m’appeler ? Ah c’est cool ça de vot’part…

Et c’est là que je suis tombée.

 

To be continued. 

Par Anne-Laure Buffet - Publié dans : Previously, in my 24 hours - Communauté : Les nouvelles au fil des jours
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /2010 08:30
24H(Previously, in my 24 hours, je maudissais Germaine, partie aux bras de Valentin, ainsi que mon pantalon-qui-me-grossit et c’est à cause de lui si ma vie est fichue , imaginais divers scénarii quant à la nuit de Germaine, et remerciais le ciel, après que Germaine m’ait appelée, pour me proposer un apéro, ce soir, avec elle, et …Valentin).

 

 

Je sais. C’est pas fair-play. C’est même nul, minable, écœurant, je devrais avoir honte. Infâme. Eurkkkk. Germaine n’a pas de chance, elle a une vie sentimentale totalement désertique, elle croit encore au prince charmant, elle est gentille (oui, c’est un adjectif à double tranchant, je suis au courant), elle ne ferait pas de mal à une mouche. Et elle est partie de la soirée avec Valentin. Ça ne va pas du tout. Les mecs comme Valentin, je les connais. Ok, beaux gosses, bien fringués, de la prestance, un discours qui vous envoie visiter les étoiles avant même que vous n’ayez songé à décoller, des yeux qui disent « Vas-y, plonge, poulette », avec la voix de Jean-Pierre Marielle (Oui, les yeux ont une voix), un parfum qu’on suit à la trace…Mais ce sont des mecs hyper dangereux pour des filles mal armées (sans allusion au poète) comme Germaine. Heureusement, je suis là. Et si je vais les rejoindre tout à l’heure, pour l’apéritif, c’est juste pour aider. Pour la protéger. En amie.

Paris. VIIIeme arrondissement. Un bar branché. C’est pas une idée de Germaine. Enfin, ça m’étonnerait, ou sinon, elle a du passer des heures sur le web à chercher les meilleures adresses de la capitale. Parce que, franchement, elle n’y connaît rien, aux lieux hyper hype que si t’y vas pas tu crains, alors te dis pas parisien.

Ce qui est embêtant, c’est que si c’est une idée de Valentin, c’est qu’il a une autre idée en tête et en parallèle: avoir dans les oreilles de la musique qui hurle si fort (bien que se disant « cosy », « lounge ») qu’à moins d’un porte-voix, ou de savoir lire sur les lèvres, il ne sera pas possible d’avoir une conversation de plus de quatre mots et deux phrases. Ce qui lui laissera la possibilité d’observer l’environnement féminin en toute tranquillité. Ce qui est totalement, définitivement, inenvisageable. Je pense au bonheur de Germaine, bien sûr.

L’autre souci est que je dois être ni trop ni trop peu habillée. Ni trop, car pas question d’arriver en faisant de l’ombre instantanément à cette pauvre Germaine. Ni trop peu, pour que Valentin me regarde. Un minimum. Quand même.

Je suis vraiment dégueulasse.

Germaine est mon amie. Elle me fait confiance. Elle a besoin de moi. Et moi, je pense à …eurkkk eurkkk. J’hésite presque à l’appeler. A annuler. Une migraine, un coup de froid, mon ficus vient de tomber raide mort, mon chat jaunit à vue d’œil…n’importe quelle excuse pour ne pas sortir. Et puis, non. Je vais les retrouver. Mais en amie. Vraiment. Germaine est avec Valentin. C’est comme ça. Et des Valentin, y’en a plein, partout. Des palanquées de Valentin, à ne plus savoir quoi en faire. Tiens, encore un Valentin, non, pas aujourd'hui, j'en peux plus de tous ces Valentin...ggggrrrrr.... Ma fille, laisse Germaine être heureuse, et mêle-toi de tes oignons.

 

J’arrive, avec à peine cinq minutes de retard. La musique, contrairement à ce que je pensais, ne hurle pas. L’ambiance serait même plutôt feutrée. Germaine et Valentin sont déjà là, je les vois, assis, les yeux dans les yeux. Ils sont plutôt mignons comme ça, tous les deux. Et dire que tout à l’heure, les pires pensées me traversaient l’esprit. J’ai honte, je suis une garce, et je me dégoûte. Germaine tourne la tête, me voit et se lève. Plus exactement, se précipite vers moi, faisant de son corps un barrage entre Valentin et moi. Ok, suis une garce, mais je ne vais tout de même pas me jeter à la tête de ton Valentin, calme toi Germaine. Vous êtes ensemble, soyez heureux, et laisse-moi m’asseoir.

-       Ah ma chérie t’es là c’est super. Valentin est un mec génial. Bon, je te le dis tout de suite, il ne s’est rien passé entre nous, sur le coup j’ai été hyper déçue, mais en fait c’est mieux comme ça, d’être amis. Il préfère prendre son temps, il m’a proposé de prendre un verre aujourd’hui, et que tu viennes, et en fait je crois qu’hier j’avais trop bu, je ne suis plus sûre de moi, je sais pas, enfin, je suis presque sûre que Valentin, c’est pas un mec pour moi, enfin, je sais pas, je crois pas, et voilà, de toutes façons, je trouve ça vachement chouette, tu trouves pas, je suis sûre qu’on peut bien rigoler, vraiment tu vas voir il est trop cool trop sympa….

Je n’entends pas la fin. Il ne s’est rien passé. Il ne s’est rien passé…

Valentin est définitivement su-blime. Le bar est su-blime. La musique est su-blime. Je vais bien, tout va bien ; Germaine est ma meilleure amie, je l’aime énormément, tous les gens sont beaux et intelligents et gentils et le monde est plein de fleurs et d’oiseaux et je ne suis pas une garce enfin pas trop et la vie est merveilleuse, j’ai quinze ans ou pas loin, est-ce que ce coup-ci j’ai mis le bon rimmel ?, je vais chanter, non, ça ne se fait pas, mais je sais que mon cœur chante à l’intérieur même si je ne le dis pas, j’arrive à avoir l’air normal, je crois, ou peut-être que j’ai l’air totalement con, tant pis, on verra ça plus tard, Valentin me sourit, suis liquéfiée, non, je ne vais pas m’écrouler sur la chaise, d’ailleurs ça serait idiot puisqu’il se lève…

-       Bonsoir Emma

-       Bonsoir Valentin

 

To be continued.

 

 

Par Anne-Laure Buffet - Publié dans : Previously, in my 24 hours - Communauté : Les nouvelles au fil des jours
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /2010 08:45
24H(Previously, in my 24 hours, je me trimballais Germaine à une soirée. L’intervention de Valentin allait dans le même temps mettre des points de suspension à notre amitié et me faire cogiter quant à mes tactiques d’approche.) (4)

 

Germaine, je te hais, je te maudis, je te déteste, je ne veux plus jamais te voir, c’est dégueulasse, la vie est injuste, je ne veux plus jamais entendre parler de toi, tu te disais mon amie, t’es qu’une garce qui se jette au cou du premier venu, et moi je m’en fous d’être seule, suis bien mieux à m’occuper de mon ficus qui jaunit, et vais finir la glace, de toute façon tout le monde s’en fiche que je sois grosse et grasse et difforme, les mecs ne me regardent même plus et personne ne m’aime et je vais finir seule, seule, seule et Valentin est sûrement très con.

Voilà à quel stade de ma réflexion j’en étais lorsque le téléphone a sonné. 9h du matin, et le téléphone sonne. C’est sûrement ma mère, il n’y a qu’elle pour appeler à cette heure-là un samedi. Et bien elle attendra, car j’ai une vie, moi. (Et surtout, je sais très bien ce qu’elle va se dire : « Ma fille décroche, c’est donc qu’elle est seule, et elle fait semblant d’aller bien, mais en fait je sais car je suis sa mère qu’elle va mal, et je vais aller lui faire une surprise en passant la voir à l’improviste ». Et là, la dernière personne que j’ai envie de voir, c’est ma mère. Il faudrait que je demande à un homme si les pères sont pareils, à débouler avec un grand sourire et beaucoup de bavardages sous prétexte qu’ils imaginent que votre solitude – euh…célibat choisi– vous pèse.).

Répondeur. « Bonjour, vous êtes bien chez moi, et moi suis ailleurs, laissez-moi votre message et je vous rappellerai. A bientôt. Bip bip bip…

-       Ma chérie ma chérie c’est Germaine il faut aaabsoooolumennnnnt que je te parle, rappelle-moi, ou plutôt non, je te rappelle, bisous, bisous…euh..j’espère que t’es bien rentrée et que tu vas bien…bip bip bip

 

Aaaaaarrrrrrrrgggggggghhhhhhhhhh. Elle est censée être morte suite à mes malédictions nocturnes. Je vais la tuer de mes propres mains.

Et soudain, une espèce de conflit intérieur se met en marche. Je suis la proie d’émotions diverses et tout aussi intenses les unes que les autres. Et comme je vous connais TRES bien, mes chères amies, je sais que vous aussi avez un jour connu les mêmes. Ne hochez pas la tête, ce serait mentir. Ne rajoutons pas du mensonge à l’hypocrisie, s’il vous plaît, un peu de décence tout de même.

 

Avouons-le. Un tel message, d’une amie-faux-jeton-garce-obsédée, laissée la veille avec Votre Valentin que vous l’aviez vu la Première, à 9h du matin, implique de se poser et de réfléchir. Parce que, et vous pensez comme moi, si Germaine était encore avec Valentin, elle n’aurait certainement pas appelé aussi tôt. Donc, c’est qu’elle n’est PLUS avec Valentin (rictus de victoire sur votre joli minois). Ou que Valentin dort et qu’elle en profite (rictus désespéré). Ou que Valentin vient de partir ; mais pour quoi faire ? Sûrement parce qu’il est très important, il a une très belle carrière, plein de dossiers à gérer, ou un golf avec des gros clients, et donc il gagne très bien sa vie, donc elle Germaine va passer son temps à faire des trucs supers, et vous appellera pour vous les raconter, et puis vous appellera de moins en moins, et puis plus du tout, et vous resterez vraiment seule, tout ça parce que vous avez mis un pantalon qui vous grossit et que vous avez été trop conne. (pleurs).

A moins qu’elle ne soit en danger. Après tout, on ne sait rien de Valentin. Germaine, elle n’a pas grand chose pour elle, finalement, et il a vu une victime facile, c’est un pervers, et il l’a maltraitée, et maintenant elle est perdue et honteuse, et elle a besoin de vous. (Vous foncez mettre un jean pour sortir au plus vite et aller aider cette pauvre Germaine). (Vous stoppez net. N’importe quoi. Sur le message, elle avait plutôt une bonne voix).

Vous réécoutez le message.

ça, elle a plutôt une bonne voix. Très bonne même. La prochaine fois, elle n’a qu’à téléphoner en plein orgasme. Pauv’fille, un peu plus et vous couriez à son secours alors qu’elle vous appelle pour vous dire qu’elle a fait le grand huit toute la nuit. C’est ré-pu-gnant. (Re pleurs). Non seulement Valentin est juste su-blime, mais en plus, c’est un sacré bon coup. (Oui, on dit ça nous les filles, pas trop fort et en tout petit comité, mais on le dit.) Et vous l’avez laissé filer.

Il faut en avoir le cœur net. Une deuxième écoute du répondeur s’impose. Vous vous ruez sur l’engin responsable de votre drame matinal, renversez au passage votre café qui a refroidit depuis longtemps, poussez un harmonieux « merde merde merde », mais vous verrez ça plus tard, il y a une urgence à régler.

« Ma chérie ma chérie c’est Germaine il faut aaabsoooolumennnnnt que je te parle, rappelle-moi, ou plutôt non, je te rappelle, bisous, bisous…euh..j’espère que t’es bien rentrée et que tu vas bien…bip bip bip »

D’une, elle ne vous a JAMAIS appelée « ma chérie », et de deux, elle est surexcitée. Orgasme évident. Elle va frimer en plus.

De trois, s’il faut attendre qu’elle rappelle, c’est qu’elle est débordée, elle. Pas comme vous. Donc, ils font déjà des projets, avec son Valentin à la noix. ça ne vous intéresse pas du tout. Vous aussi en avez. Pleins. Enormément. Et passionnants en plus.

De quatre, elle a le culot de demander de vos nouvelles. Ça va très bien merci. Très bonne nuit, bien reposée, cool, détendue. Pas de rimmel au réveil qui a foutu le camp après une beeellllle nuit d’amouuuuurrrrr (eurk eurk vous allez vomir), et donc pas à se cacher avec la tête de Morticia sous les draps, genre « je dors ».

De cinq…de cinq, elle a beaucoup de chance.

Beaucoup.

Beaucoup.

C’est pas comme vous.

Et, assise sur votre canapé, le café froid coulant sur un vieux Elle, avant d’aller tâcher la moquette choisie avec maman, dans votre vieux survêt, vous fondez en larmes.

Comme moi, là tout de suite.

Tout ça, à cause d’un pantalon.

Oui, la vie est injuste.

 

Une fois que Germaine a eu l’audace de vous jeter à la figure ses exploits nocturnes, vous vous effondrez. Ce qui est logique. Même Bridget Jones n’a pas vécu de situation aussi dramatique. C’est dire.

L’abattement va durer…le temps nécessaire à vous détendre. Pas plus de trois ou quatre heures, ce qui n’est rien compte tenu du fait que c’est samedi, qu’il pleut, que personne ne vous appelle, que le frigo est vide, et que vous avez du poil aux pattes.

Poil aux pattes.

Poil aux pattes ça vous rappelle quelque chose…

Ce rendez-vous ; ce fameux rendez-vous que vous avez dans …une demi-heure, chez votre esthéticienne. Le but étant de passer de yéti à peau de satin. Et le rendez-vous, vous deviez y aller avec … Germaine. Ce qui veut donc dire que…eheheh…Germaine était Yéti lorsque dans les bras de Valentin elle passa la nuit (la rime est importante, car votre joie vous rend lyrique).

Moment de pause.

Vous êtes envahie par une vague, que dis-je, un tsunami de pitié à l’encontre (et toc, ma pauvre vieille) de Germaine. Comme cela a du être dur pour elle.

Oh, vous imaginez la scène d’ici, enfin, de votre canapé.

Germaine, au bras de Valentin, la tête sur son épaule, ses yeux cherchant les siens (à lui), la bouche en cul de poule version « embrasse moi s’il te plait parce que là j’en peuuuuux pluuuuus de désir contenu », arrivant enfin dans son appartement, prête à lui jouer le grand jeu.

Sauf que Germaine, le grand jeu, elle ne l’a jamais joué. Vous le savez très bien, vous êtes sa confidente. Et les images se mettent à défiler, comme un film, une série américaine quelconque…jusqu’à ce moment, délicieux, où, l’un contre l’autre, ils pourraient tenter des ébats divers et variés. Sauf que Germaine, c’est pas des jambes qu’elle a, c’est des râpes à fromage. Et par pudeur, je ne vous parle pas du reste. Quand je dis râpe à fromage, je suis sympa. En fait, Cheeta l’envie, parce que Germaine, ses poils, elle pourrait faire des tresses avec.

Et voilà comment on casse son personnage.

Alors Valentin, au pire, aura fait le mec qui s’endort comme une masse. Et au mieux, il aura fait pareil.

Pauvre Germaine. Ça vous fait beaucoup de peine pour elle. Beaucoup. Vous, jamais vous ne vous seriez retrouvée dans une telle situation. Vous vous sentez très bien, d’un coup. Finalement, ce survêt est pas mal, dans le style décontracté. Et votre chat est trop mignon. Et votre ficus va très bien. Et vous adorez votre mère.

Votre téléphone sonne…

-       Allo c’est Germaine…

-       Oui ma belle ?? ça va, bonne fin de soirée ?

-       Oui, oui. Je te raconterai, mais pas là…dis moi…t’as quelque chose de prévu ce soir ? ça te dirait un apéro en fin de journée, Avec Valentin et moi ? Je ne l’ai pas vu depuis ce matin, mais il vient de me le proposer, par sms. Alors ?

-       Euh…(qui doit marquer votre hésitation)…oui, pourquoi pas…c’est gentil.

Sourire.

Il est temps d’aller chez l’esthéticienne.

Par Anne-Laure Buffet - Publié dans : Previously, in my 24 hours - Communauté : Facebookiens grands auteurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    

Publications...à ce jour...

NOUVEAUTES EN FEVRIER : 
2 PARUTIONS : UNE NOUVELLE ET UN ROMAN EPISTOLAIRE

La nouvelle, c'est "Joyeuses fêtes", publiée avec le collectif d'auteurs
Dix de plume, Edition Maruja Sener. 



Quant au roman épistolaire, il s'agit de "Maman chérie", aux éditions Lemanuscrit.com.

Pas trop son truc le roman épistolaire. Lettres d'une petite fille en mal d'amour. 
Il a promis de le lire. Méme de donner son avis. 
Il a eu un peu de mal au début. Puis les pages ont défilé sans notion du temps qui passe. 
Prenant. Emouvant. Choquant. Souriant parfois. 
Un vrai roman. Une véritable oeuvre littéraire. Aboutie. 
La technique le faisait sourire. Il a l'oeil humide. 
L'auteur maitrise son style et son histoire. 
Les personnages, même absents se dessinent avec force sous une plume experte. Nul besoin de lire les dates pour voir les étés passer. Emma grandir. Emma comprendre. Emma oser devenir enfin elle.
Un vrai plaisir et une douleur. 
Seul regret il en aurait voulu plus.

 mail.pngChocoplumes.jpg

Derniers Commentaires

Note aux lecteurs du blog


Note aux lecteurs : Certains textes se trouvant sur ce blog peuvent choquer ou gêner.
Ces textes ne sont que pure fiction. 

...c'est être capable d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme."
Sir Winston Churchill 

Présentation

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés