Previously, in my 24 hours

Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /2010 12:10
24H(Previously, in my 24 hours, à la lecture de leurs mails, je découvrais en Gaston un être attachant et sensible, et en Valentin, un dragueur de bas étage à tendance névrosée).

 

Suis franchement scotchée depuis tout à l’heure. Ça va me passer, c’est pas grave. Et puis au moins, les choses sont claires. Enfin, pour moi. Parce que dans la tête de Valentin, ça m’a l’air beaucoup moins lumineux. J’irai même jusqu’à dire que c’est plutôt tordu. Soit il est marteau, soit il est neuneu. Peut-être même les deux, d’ailleurs.

Ce qui est certain, c’est que je n’ai pas l’intention d’avoir d’autres nouvelles de ce genre, merci, servie. Je pourrais ne pas répondre. Mais ça me démange, je vais lui envoyer un petit mail, un dernier (promis juré), juste pour que ça soit réglé, cette affaire.

 

Une folle furieuse en culotte rouge à mes trousses…c’est ç’la, oui…et sinon, t’as pensé à prendre tes médicaments ce matin, Valentin, avant de m’écrire ? Ohla, et moi qui ai failli bousiller mon amitié avec Germaine à cause de cet avorton du cervelet…Germaine qui de son côté vit une belle histoire, et je n’en sais pas plus. Et là, pour une fois, je vais la laisser vivre son aventure à fond. Elle a droit à un peu de bonheur, puisqu’elle peut y toucher.

 

Tu vois, le p’tit ange, que de temps en temps je t’écoute ?

 

Alors, je vais envoyer un mail au monsieur-qué-pas-bien-dans-sa-tête, et ensuite, je reprendrai une activité normale.

Que personne ne me dérange, j’ai du boulot, ça ne plaisante pas.

 

« Valentin.

J’ai bien reçu ton mail et te remercie pour ta sollicitude, ta gentillesse et ton intérêt. Grâce à toi je serai maintenant sur mes gardes, et toute blonde m’approchant à moins de cent mètres sera forcément regardée de travers. Je risque de m’attirer quelques remarques désobligeantes, mais dans le doute je ferai preuve de la plus grande prudence et ne m’adresserai plus qu’aux brunes, aux rousses, et aux chauves.

Aussi, je t’en prie, ne t’inquiète pas pour moi.

Le mail que tu m’as envoyé m’as tout de même plongée dans une certaine angoisse. Je vais devoir prendre du recul pendant plusieurs jours, peut-être même plusieurs semaines, et sans exagérer on peut envisager que ce recul dure plusieurs mois.

Tu comprendras que pour ma protection, j’ai du rapidement mettre en place un système de défense.

N’essaie donc pas de me contacter, je serai injoignable pendant, disons, les trente ans qui arrivent. Ne t’inquiète pas pour moi, je vais agir sous couverture, mesure spéciale des forces de police qui sont prévenues du danger qui me guette.

D’ailleurs mon contact a pris ton mail très au sérieux et le conserve précieusement, ainsi que tes coordonnées, au cas où il m’arriverait quelque chose. Ainsi tu serais prévenu, si par infortune…Mais n’envisageons pas le pire.

Je te transmets juste ce qu’il m’a été demandé de te dire : aucun, je dis bien, AUCUN contact entre nous n’est possible.

Peut-être un jour nous recroiserons nous, si mes jours ne sont plus en danger.

Bien à toi.

Emma »

 

Morte de rire. Affalée sur mon bureau. Allez Valentin, ce fut un réel plaisir, on a bien rigolé, mais là j’ai pas des masses de temps pour gérer les dingues. Et puis…et puis y’a Gaston.

Gaston…

Gaston si franc, si direct, et si …tendre, discrètement tendre, avançant un pion, mais avec prudence.

Ah…Gaston…Pourquoi le laisser attendre plus longtemps ? Son mail a presque trois heures, il faut, je dois lui répondre. Nécessaire, indispensable. Oui, je dois lui dire que oui, je veux le revoir et que oui quand il veut et que oui aussi, si par hasard, par chance peut-être, enfin, si, lui et moi, si,…, et bien on pourrait, enfin, je ne sais pas, faut pas aller trop vite non plus, mais oui, pourquoi pas, lui et moi…

Allez savoir pourquoi, je vous le demande, mes yeux se sont posés sur le calendrier pile alors que je réfléchissais. Et là, que vois-je, oh stupéfaction…le 6 février. Le 6 février, jour de la St Gaston, justement.

En principe je suis drôlement carrée, comme fille. Pas du tout du style à croire aux astres. Si je lis mon horoscope dans Elle chaque semaine, et si je l’écoute à la radio tous les matins, c’est uniquement pour me distraire. C’est un jeu. Sans importance. Je m’en moque. Quand aux coïncidences…pas mon truc. J’ai beaucoup trop les pieds sur terre.

Mais là, vous m’avouerez que c’est pas banal. Un signe du destin, c’est évident. Je pense à Gaston, il m’écrit, nos chemins se croisent, il se déclare, et demain c’est sa fête…

Re hummmmpppppfffffff (j’ai beaucoup hummmppppffffé depuis ce matin).

Allez Emma, n’ai pas peur. Ecris lui.

Oui petit ange sur mon épaule.

 

« Gaston.

Si je n’avais été retenue par un certain nombre de dossiers et d’affaires à régler, je t’aurai répondu bien plus vite.

Ton mail m’a fait plaisir. Je m’en voulais après t’avoir adressé le mien, et je suis touchée par ta franchise. Et rassurée, car, réellement, Valentin est un homme sans intérêt.

Je serai ravie de te revoir. Les sentiments qu’il y a entre nous sont ce qu’ils sont et j’ai pour toi une très grande affection, tout comme tu dis l’avoir pour moi. Ces quelques mots d’ailleurs m’ont émue…profondément.

Demain, c’est ta fête. J’aimerais, si tu le peux, te la souhaiter, de vive voix. Autour d’un verre. En amis…proches…Si tu es disponible, si tu en as envie,

Je t’embrasse, tendrement.

Emma »

 

Hop.

Envoyé.

C’est une belle journée. Gaston a parlé, je lui réponds, sans ambiguïté. Il devrait être touché lui aussi. Tiens, je vais me relire.

 

P*****. C’est moi qui ai envoyé ça ? Suis folle ou quoi ? Pourquoi pas écrire : « Gaston, c’est où tu veux quand tu veux… ». C’est l’autre marbré du chapeau qui m’a contaminée. Oh la honte, c’est nul de nul ce que je lui ai envoyé.

Mince, flûte, crotte, ça se rattrape pas un mail.

Je ne vais tout de même pas foncer dans son bureau, me jeter sur l’ordi, et essayer de scratcher ce truc. Qu’est ce que j’ai fait là ? Je vais pas bien du tout. Saleté de petit ange, viens là que je t’étrangle, plus jamais je t’écouterai.

 

Bing.

Ah non pitié. Faites que ce ne soit pas Gaston. Il doit être explosé de rire et bien se moquer de moi. Pitié pitité pitié…

Je ferme les yeux, comme les enfants, pour ne pas voir qui m’a écrit. Mais entre mes cils bien serrés, je vois bien l’adresse de Gaston. Oh merde de merde.

 

Bon. Emma, reprends toi tout de suite. Tu es majeure et vaccinée. Gaston ne va pas sortir de l’écran comme un diable de sa boîte. Allez, clique ma fille, regarde ce qu’il t’écrit. Du courage, nom d’un chien.

 

« Emma.

Merci pour ton mail. Je n’ai fait que le survoler. Je ne peux pas accepter ta proposition. Ne m’en veux pas.

Ma vie vient de se briser.

Ma femme m’a quitté, à l’instant. J’ai besoin de temps.

Gaston »

 

Pardon ?

Alors on pose tout par terre et on fait le tri. Gaston a une femme. UNE FEMME. D’où elle sort celle-là ? Et il n’aurait pas pu le dire avant ? Et y’a trois heures monsieur se vautre comme une loque, avec des promesses et des belles paroles, et là hop dégagée Emma, monsieur a une femme ? Qui le quitte ?

 

Oh merde si ça se trouve c’est à cause de moi.

C’est ça.

Il lui a parlé de moi. Et elle préfère s’en aller. Grosse nulle. Mais il est pas bien lui non plus à parler de moi comme ça ? Et qu’est ce qui lui fait croire, à Gaston, que je serai tombée dans ses bras ? Il se trouve si irrésistible que ça ?

Mais s’il lui a parlé de moi, c’est qu’il est vraiment sincère. On n’achève pas un homme à terre. Il est allé trop vite, c’est tout, mais ensemble nous construirons autre chose.

 

Sa femme…bravo pour les sentiments Madame. Planter Gaston comme ça, c’est nul, lamentable, vous me dégoûtez.

N’empêche j’avance pas là.

Gaston…il doit être effondré. Mais je ne peux pas lui parler, pas maintenant. Il faut que je respecte sa douleur. Son amour pour moi fera le travail, vite, j’en suis sûre. C’est évident, n’est ce pas ? Quoi, le petit diable, pourquoi tu te marres toi ? Oui, il faut laisser passer quelques heures. Pauvre Gaston, comme il doit être mal.

 

Non, en fait il faut que je lui dise que je comprends, que je ne lui donne pas l’impression de fuir devant la nouvelle. Je saurai trouver la force de l’aider.

Tu vas savoir Gaston, je vais être l’épaule amie, le soutien qu’il te faut. Pour commencer…

Enfin, là, j’en peux plus.

Et comme dirait Scarlett…demain est un autre jour.

 

To be continued

Par Anne-Laure Buffet - Publié dans : Previously, in my 24 hours - Communauté : Facebookiens grands auteurs
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 11:15
24H(Previously, in my 24 hours, je recevais consécutivement un mail de Gaston, puis un de Valentin, entrecoupés d’ordres comminatoires de ma chère boss, m’imposant de repousser à plus tard la lecture de ces mails).

 

J’ai cru qu’elle ne me lâcherait jamais.

Le dossier XYZ n’est pas si important que ça. Mais Madame, aujourd’hui, voulait discuter. De sa vie si intéressante. Son mari, ses enfants, son chien, sa maison, sa maison de campagne, ses voyages, ses vacances ratées…Comme si ça se faisait de s’étaler comme ça, au bureau, et de plus devant son assistante. Ce manque de pudeur me fascine. Les gens ne sont-ils donc pas Dieu capables de garder pour eux leurs états d’âme ? L’étalage de la misère humaine au quotidien me désole, vraiment.

Mais, bon, j’ai écouté, hoché la tête, dit oui oui, non non, non c’est pas vrai, là j’y crois pas, trop fort, oh c’est dingue, pendant un temps que j’ai jugé réglementaire. Et puis, j’ai demandé l’autorisation de retourner vaquer à mes propres dossiers.

Parce que là, j’ai du pain sur la planche. Tant pis pour la pause déjeuner, tant pis pour les copines qui doivent m’attendre de pied ferme pour aller papoter. Leurs petites histoires ne m’intéressent pas du tout. (Euhhh, précision : ne m’intéressent pas du tout, aujourd’hui).

 

Je vais enfin pouvoir lire ces mails. Gaston, Valentin, Valentin, Gaston, par lequel je commence ? La logique voudrait que je commence par celui de Gaston, puisque je l’ai eu en premier. La logique ne fonctionne pas toujours avec l’envie. L’envie décide que celui de Valentin est beaucoup, beaucoup plus urgent. Mais, je vous rappelle que je suis en stage zen, et j’apprends donc à contrôler mes envies.

 

Inspiration, expiration. Pourquoi je tremble là ? Toute fébrile je suis, c’est idiot tout de même. Emma, mon enfant, ton avenir ne dépend pas de ses mails. Au pire, tu te fais dégager par les deux, tu t’en fiches, tu ne t’effondres pas, ta vie ne s’arrête pas maintenant. Il y a plein d’hommes partout. Plein, plein. Suffit de trouver le partout.

Et de plus tu psychotes à fond les ballons, alors que je te rappelle, ma cocotte, que c’est toi qui est à l’origine de tout ça. Donc, pour une fois, mûris, et assume.

 

Je déteste quand ma petite voix intérieure me rappelle à l’ordre. De quoi je me mêle ? J’ai l’impression d’être dans un dessin animé, avec le petit ange d’un côté, le petit diable de l’autre, les deux assis sur mes épaules, version, on s’installe et on discute. Oui, je sais, l’ange, tout va bien, aucun stress. Oui, t’as raison le diable, mettre la pagaille c’est quand même drôle. Ok, l’ange tais-toi, tout est de ma faute, pas la peine de me le seriner, suis pas sourde.

 

Gggggrrrrrrrr.

 

Je vais arroser mon ficus, ça va me calmer. (J’ai des ficus partout. Que ce soit clair, ce n’est pas par passion, c’est un truc de Germaine, elle est convaincue de la bonne influence des plantes vertes, et m’offre un ficus à chaque fois que j’arrive quelque part. Je hais les ficus, le prochain, je lui fais bouffer feuille après feuille.)

 

Ah, et puis, je vais m’étirer un peu. La discussion avec ma boss m’a laissée sur le flanc. Voilà, voilà. Bon. Bien. Parfait. Ça c’est fait.

Je vais tirer à pile ou face, entre le mail de Gaston et de Valentin. Laissons le hasard faire les choses. Alors pile : Gaston, et face : Valentin. Hop. La pièce vole au dessus de ma tête, retombe, sous mon nez. C’est pile. Ok. Très bien.

Gaston, que me veux-tu ?

 

« Emma, il faut absolument que je te…. (Respire Emma, respire, ce n’est qu’un mail…) parle. Je crois que tu te trompes. Tu sembles m’associer à Valentin, puisque je l’ai cité ce matin. Alors, que les choses soient claires : Valentin n’est pas un ami. C’est un vieux pote que j’avais totalement perdu de vue. Et je n’avais pour être honnête aucune envie de revoir ce triste sire. Pour des raisons personnelles, je ne m’étendrai pas sur le sujet, mais je le considère sans intérêt, prétentieux, orgueilleux, lâche, et effectivement sans scrupule.

Voilà, il fallait que ce soit dit.

Maintenant, sache aussi que TOI tu m’intéresses. En amie. Si, d’aventure, il s’avérait que l’affection que j’ai pour toi, même si je te connais très peu, est partagée, j’en serai le plus heureux des hommes. Si, d’aventure aussi, l’amitié dissimulait autre chose, je serais alors encore plus heureux.

Pardonne ce mail que je t’envoie, en toute franchise, en toute confiance, le plus sincèrement possible.

J’ai envie de te revoir.

Je t’embrasse, tendrement.

Gaston. »

 

Ben merde alors.

D’où il se croit autorisé à critiquer Valentin comme ça ? C’est facile tout de même. C’est pas parce que je lui dis que Valentin, là, si c’est un de se copains, ça va pas être possible, qu’il faut le casser complètement. C’est lui qui a mis le sujet sur le tapis, si je ne m’abuse.

 

D’un autre côté, il dit qu’il tient à moi. Huuummmppffff. C’est pas dit exactement comme ça, mais ça revient au même. Quoi, le petit ange ? T’as un truc à dire ? Non ? ça tombe bien, parce que là, j’ai pas le temps de t’écouter. Et toi le diable ? Tu rigoles, c’est ça ? Oui, t’as l’air content.

 

Ahhhh….Gaston….C’est mignon, non, le « je t’embrasse tendrement » ? Et puis ça veut dire beaucoup de choses…En fait il est juste honnête. Re hummmpppfff. Et Valentin, je ne le connais pas tant que ça. Et c’est vrai qu’il s’est comporté comme un gros lâche. Beurk… Et Gaston ne me force pas la main, il veut me revoir, et en fait je veux bien aussi. Re re hummmpppffff…..

 

Allez, 1 point pour Gaston. Moi aussi en toute franchise, en toute amitié, je serai heureuse que tu sois le plus heureux des hommes, et, moi aussi, si d’aventure…Emma !!! Lis le mail de Valentin, c’est bon, là, avec Gaston. Peut-être que Valentin à lui aussi des choses à dire !

 

Hop. Clic sur le mail de Valentin.

 

 

« Emma, il faut absolument que je te prévienne,

J'ai fait une petite bêtise, vraiment une broutille, mais il faut que tu te mettes à l'abri immédiatement.

Tu es en danger, on veut te tuer.

L'assassin est une femme d'une quarantaine d'année, super bien foutue, blondasse mais c'est pas naturel, elle porte en général des sous-vêtements rouges avec des porte-jarretelles, mais par-dessus je ne sais pas ce qu'elle porte, elle est très souple et elle fait des choses très étranges avec son corps, méfie-toi d'elle elle est corse.

Sois très prudente et ne fais confiance à personne.

      Emma, Emma mon Amour, tu es vivante, je suis tellement heureux,

      Valentin »

 

 

Ah oui quand même.

Il va mieux le garçon. J’avais des doutes sérieux, mais là, les bras m’en tombent. Il pense que ça va m’exciter, son mail ? Eh oh, suis bizarre sans doute, mais pas parano. Il va pas bien lui. Oh ben j’ai peur dites donc. On veut me tuer. Allo allo la CIA, la NSA, et les services secrets, je suis informée mais chut c’est confidentiel, par un sombre abruti obsédé par le fonctionnement de sa virilité qu’une femme blonde en culotte rouge m’en veut. Vous pouvez faire quelque chose pour moi ?

 

Il est complètement frappé, l’autre.

Je me retiens d’exploser de rire.

Taré. C’est un taré, un dingue.

 

Ah, et puis bonjour la technique de naze…Il veut me faire peur, enfin, que j’ai très très peur d’une dame trop trop méchante, et comme ça, je lui saute dans les bras…Oh Valentin, mon héros, heureusement tu es là pour me protéger…

 

Emma, mon amour… il est fêlé, …De quel droit mon amour ? Mon amour, mais je ne te donne pas de nouvelles, je t’aime trop pour te parler. Bien sûr.

 

Il croit quoi, le Valentin ? Y’a marqué « Grosse débile » au néon sur mon front ?

Il a quel âge ? Dix ans ? C’est à dix ans qu’on fait peur aux filles pour jouer les gros bras…Et je l’ai regardé, moi ? J’étais ne serait-ce qu’un minimum attirée ? C’est pas possible. Ah non, c’est pas possible.

 

Bon, Valentin, t’es bien gentil, t’es bien mignon, mais là, t’as perdu. Allez, salut, sans rancune. Les dingues, je les laisse chez eux, et moi, je vais continuer ma vie. Peinarde.

Avec Gaston.

Et ça va être super.

 

J’en reviens pas quand même. Totalement à la masse le Valentin.

C’est dommage, il était pas mal.

Heureusement, y’a Gaston…

 

To be continued.

(et pour ne rien manquer, rater, suivre ou reprendre, à lire ab-so-lu-ment : les pensées de Valentin

 

Par Anne-Laure Buffet - Publié dans : Previously, in my 24 hours - Communauté : Facebookiens grands auteurs
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 14:36
24H(Previously, in my 24 hours, je mettais en place un combat de coqs entre Valentin et Gaston. Comment ça, je suis un peu garce? Pas du tout. Juste joueuse.)

 

 

Et maintenant, que le meilleur gagne.

 

Oh vous, là, je vous arrête tout de suite. Quand je dis “que le meilleur gagne”, je ne considère pas que je sois le lot attribué au champion. Il est vrai que dans mes rêves de petite fille, j’étais parfois une belle princesse, agitant son mouchoir de dentelles sous le nez de preux chevaliers prêts à se lancer dans de terribles tournois, parfois mortels, uniquement pour ses beaux yeux. Je jetais ensuite ce mouchoir au vainqueur, il m’enlevait et m’emmenait au loin, dans des contrées dont lui seul avait la clé et…

 

Bing.

Un mail. Impossible de rêver calmement.  Moi qui voyait déjà voler la poussière autour des flancs fumants, bouillonnants d’impatience, de deux destriers valeureusement montés, portant les couleurs et les armes de leurs maîtres, sang et or pour l’un, azur et argent pour l’autre…

 

Bing.

OK, ça va, je regarde.

Pas la peine de s’énerver.

Ni de sonner comme si, forcément, j’étais derrière mon ordinateur, guettant un “nouveau message” . Je pourrais très bien être ailleurs. Être en réunion, justement, avec Gaston. Comme je l’ai dit à Valentin. Ça serait possible, pourquoi pas. Je serai assise, sérieuse en tailleur noir et chignon serré, armée de mes dossiers, très compétente, très convaincante, et tout le staff boirait mes paroles, et Gaston serait subjugué, il serait suspendu à mes lèvres, me regardant comme on regarde l’augure, et…

 

Bing.

Ohhhh c’est bon là. Je suis occupée, moi.

Je vais jeter un oeil, juste pour voir qui m’adresse ce mail, et je retourne à ce que je faisais précédemment.

 

gaston.g¨¨¨¨@lamaillepicarde.com

Je ne vois que le début de son mail : “Emma, il faut absolument que je te…

 

Rapide le chevalier d’azur et d’argent vêtu. (Sourire de votre obligée).

 

“Il faut absolument que je te… “ Que je te quoi? Je pourrais cliquer sur le contenu du message, juste comme ça, pour lire, mais je vais attendre un peu. Je développe depuis quelques temps un comportement très zen, j’ai vu ça sur Facebook, j’envoie et je reçois plein de points zen toute la journée, et le soir j’ouvre mes chakras et je me sens bien. Il faut d’ailleurs que j’aille voir où j’en suis dans ma progression, suis-je ou non passée de bouddhiste apprenti à confirmé, où en est mon karma? Et ensuite que je fasse le tour de mes amis facebookiens, que je lise leurs derniers statuts, je vais peut-être mettre des commentaires, je vais voir aussi deux ou trois applications, par exemple l’horoscope du jour, fondamental, la phrase du jour, aussi fondamentale, et puis envoyer quelques bisous et des coeurs, comme ça mes amis sauront que je les aime.

 

Voilà.

Avant d’ouvrir le mail de Gaston, je vais d’abord aller sur Facebook.

De toute façon, je ne suis pas impatiente de le lire. Pas du tout.

11 nouvelles notifications. Il s’en passe des choses sur Facebook pendant que je travaille. A peine vingt minutes que je n’y suis pas allée…Tiens, truc machin a posté quelque chose sur mon mur, et sinon, quelques commentaires sur mon statut, très intéressant d’ailleurs “Emma Lalatête (c’est un pseudo, je préfère l’anonymat pour Facebook) va boire un café, qui en veut un?”.

 

“Il faut absolument que je te… “. Ça me titille quand même.

Je vais lire le message de Gaston.

Sans impatience. Calmement. Je me serais précipitée dessus si ça me passionnait. Alors que pas du tout. J’ai réglé quelques affaires urgentes (c’est ça Facebook, faut être hyper réactif sinon on perd le fil).

Je peux maintenant me consacrer pleinement à la lecture du mail de Gaston.

 

Bing.

Merde. C’est un mail de ma boss. Emma, j’ai besoin de toi tout de suite. Tu prends le dossier XYZ et tu rappliques dare-dare dans mon bureau”. (Contrairement aux apparences, on s’entend très bien, mais elle adore jouer les chefs.) Dare-dare, dare-dare… Mais j’ai moi aussi un dossier sur le feu, là.

Arrrggghhhhh, va falloir que je repousse aux calandes grecques la lecture du message gastonien. Ggggrrrrr.

 

Bing.

Merde. Merde merde, quoi encore?

valentinvernoux@lesillustresinconnus.com

Manquait que lui. Début du message : “Emma, il faut absolument que je te….

 

Ils se sont appelés? Ils se sont donnés le mot ou quoi? C’est un code? Je suis peut-être la proie d’un sortilège. C’est ça, en fait j’ai été vaudouisée.

Et là, j’ai pas une seconde, ni pour l’un, ni pour l’autre.

 

Bing.

Mail de la boss : “bon alors Emmmmaaaaaaaa!!!!!!!! Tu viens là ou pas?”

Ou pas. Je pourrais lui répondre ça. Ou pas. J’ai moi aussi des affaires à régler, ma chère. Ça se voit que ce n’est pas toi qui reçoit des messages de Gaston et de Valentin.

En plus je la connais, il va y en avoir pour une plombe, et ensuite elle va sûrement me demander de lui taper un rapport, ou de passer des coups de fil pour elle, et elle se moque bien de savoir si je n’ai pas, moi, des trucs à faire. Aucun respect pour le personnel.

 

Je pourrais vite fait en lire un, juste comme ça pour avoir une idée. Gaston a répondu en premier, je vais commencer par lui.

 

Bing.

Emma, je sais que tu es dans ton bureau, et que tu es face à l’ordi, je te vois, alors tu viens MAINTENANT”

Grillée. Elle a l’air furax en plus.

Il faut que je me résigne, je lirai ces mails plus tard. Arrrgggghhhhh. Il faut que je tienne.

 

To be continued

 

Par Anne-Laure Buffet - Publié dans : Previously, in my 24 hours - Communauté : Les nouvelles au fil des jours
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 17:29
24H(Previously, in my 24 hours, Germaine m’annonçait au telephone qu’elle vivait une histoire géniale, qu’elle tenait secrète, et qu’elle se plongeait dans le silence.)

 

 

Je n’ai jamais assisté à un combat de coqs. En tout cas, jamais en vrai.

Il n’est pas trop tard pour se refuser ce genre de spectacle.

Combat grandeur réelle. A ma gauche : Gaston. A ma droite : Valentin. Organisatrice du combat : Moi (respectueuses révérences à moi-même devant la glace des toilettes du bureau).

Début des combats : Aujourd’hui.

 

Valentin. Mon cher, très cher Valentin…t’as voulu te servir de Gaston. (Qui, au passage, a du se dire…tiens, celle-là, Valentin l’aura pas, elle est pour moi.) Je vais te renvoyer l’ascenseur. Et Gaston ne sera pas épargné.

 

Gaston

Excuse-moi d’être partie si vite de la cafet tout à l’heure…je ne t’ai même pas remercié pour le café.

Cela dit, tu comprendras que te découvrant en contact avec Valentin, j’ai été profondément troublée et j’ai soudain eu des doutes sur tes intentions. Tu dois savoir que lui et moi avons été proches, même si je me réjouis que cette histoire soit terminée maintenant (Oh la menteuse…). Il m’a fallu tourner la page, et ça n’a pas été évident.

J’espère que tu sauras garder pour toi ce que je peux dire sur Valentin. Son manque d’élégance m’a déçue, à moins que ce ne soit chez lui que de la timidité. Mais toi seul peux me le dire, car tu le connais bien mieux que moi.

Bien sûr, je ne te demande pas de lui dire bonjour pour moi.

Bref, le temps de soigner une blessure qui s’est ouverte à nouveau ce matin quand tu as prononcé son nom, je ne te ferai sans doute pas signe avant quelque temps; ne m’en veux pas.

Bonne journée.

Emma

 

J’aurai pu aussi écrire “Va c**** pauvre marionnette aux ficelles agitées par un lézard bien peu propret”, mais ça m’a semblé trop direct.

 

C’est pas bien, Emma, d’envoyer un mail comme ça. Gaston va être tout embrouillé. Ce n’est qu’un homme, faut pas le malmener de la sorte…Oh Gaston, tu n’y es pour rien, mais j’ai tellement souffert avant toi, sniff snif…J’ai besoin de temps et de recul, si Valentin, par hasard, revenait…mais je t’en prie ne lui dis rien, et comme tu es un homme, ça tu ne vas rien dire, et te frotter les mains. Et te dire que tant pis pour Valentin, à toi la p’tite Emma…Tu vas juste devoir me montrer ce que tu as dans le bide, Gaston.

 

Au tour du deuxième combattant.

 

Valentin

J’ai beaucoup hésité à t’écrire ce mail. Tu devines que sans nouvelles de toi depuis ce dîner, qui m’a laissée ravie, tout autant que nostalgique, je ne savais quelle attitude adopter.

J’ai voulu demander tes coordonnées à Gaston G****, qui travaille avec moi. Tu le connais, il m’a d’ailleurs parlé de toi aujourd’hui. Entre nous, je préfère te le dire, il a tenu à ton encontre des propos très violents, et si je ne te connaissais pas, j’en aurai volontiers conclue que tu es une ordure, prêt à tout pour séduire les femmes avant de les laisser tomber. Mais je sais que tu n’es pas comme ça, et Gaston m’a semblé très jaloux, ou envieux, de ce que tu es.  (Quelqu’un peut me prêter un tube de pomade, je crois que je n’en ai pas assez passé…)

Je n’ai rien dit, pour toi, comme pour moi, j’ai préféré la discrétion. Le monde est tout petit, je trouve ça plutôt drôle, et en même temps très étrange, comme si le destin cherchait à nous réunir. Mais, quoiqu’il arrive entre nous, notre passé, et notre futur, ne regardent pas Gaston.

Je me suis souvenue que tu travaillais dans cette maison d’édition musicale, les “Illustres Inconnus”, et j’ai ainsi trouvé ton adresse mail. J’espère que tu ne m’en voudras pas de l’avoir cherchée, et de te déranger en t’écrivant. (Ce que c’est nunuche, j’adore)

Voilà; pardonne ce long mail. J’aimerai simplement avoir de tes nouvelles, si

tu peux, si tu as envie, ou le temps, de m’en donner.

Je m’arrêtte là.

Je dois retrouver Gaston en réunion pour un dossier urgent, il fait partie de la direction, et je dépends de son service…

J’espère à bientôt.

Je t’embrasse.

Emma.

 

 

Et voilà.

Pour Gaston, qui n’a rien fait si ce n’est être galant au cours d’un diner, la confusion, entre le besoin de temps, de tendresse et de respect, et l’ombre planante de Valentin.

Pour Valentin, la flatterie, parsemée de fausses confidences sur les soit-disant propos calomnieux de Gaston.

 

C’est pas ma faute si après ils sont fâchés, j’avais juste envie de les énerver un peu.

Et jouer de leur bassesse respective, qu’ils m’ont offerte sur un plateau.

 

On se distrait comme on peut…

 

To be continued

Par Anne-Laure Buffet - Publié dans : Previously, in my 24 hours - Communauté : Les nouvelles au fil des jours
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 10:20

24H(Previously, in my 24 hours, Gaston rappelait à mon bon souvenir l’existence de Valentin. Du même coup, je me décidais à prendre des nouvelles de Germaine).

 

Quatre jours. Ça fait quatre jours que je n’ai pas de nouvelles de Germaine.

 

C’est un peu logique, puisque je n’en donne pas. Et vu ce que je lui ai dit la dernière fois que je l’ai eu au tel…Lui sortir franco de port que c’était stupide de s’amouracher de Valentin…D’un autre côté, c’était pas bien malin de ma part, mais ce n’était pas une raison non plus pour me raccrocher au nez. Faut pas pousser.

C’est vrai aussi que si ma meilleure amie (donc Germaine) m’avait dit la même chose, je n’aurais pas été ravie. Je ne lui aurais pas coupé la parole en mettant un terme à la conversation, mais je me serais sans aucun doute égosillée pendant quelques minutes.

Chacun sa façon de réagir.

 

Quatre jours c’est long tout de même. Elle doit faire la gueule. C’est peut-être même sérieux. En principe, elle m’appelle tous les jours. Voir même plusieurs fois par jour. Toujours pour des raisons hyper importantes (Je pondère tout de suite : hyper importantes uniquement pour elle). Par exemple (en fait je vais mettre “exemple” au pluriel) : si elle ne sait pas comment s’habiller, si elle a décidé comment s’habiller, mais n’est pas sûre d’elle, si elle a un coup de blues, si elle va bien, si elle s’enrhume, si sa chef la saoule, si sa chef ne la saoule plus, si elle apprend qu’une telle ou une telle autre a éventuellement peut-être parlé d’elle au déjeuner, si elle a faim, mais ne sait pas quoi manger…si si si, bref, tout le temps.

 

 

Faut que je l’appelle, là. Mais je vais lui dire quoi? Salut Germaine, ça va? Tu t’es remise de la belle bâche que je t’ai envoyée? Je voulais pas suis désolée…C’est nul.

Ou encore : Germaine, excuse-moi, j’ai pas eu le temps de t’appeler avant, j’étais débordée…Par quoi?…Valentin, Gaston…Assome un peu plus ta copine, elle qui doit se morfondre dans son coin. Je peux pas faire ça.

Je pourrais lui dire que j’ai été victime d’une extinction de voix colossale. Et justifier aussi mon absence de SMS ou de mails par une amputation des deux mains. Ou simplement, essayer d’être franche…Germaine, suis nulle, j’ai pas osé t’appeler avant, après la connerie que je t’ai sortie. Je comprendrais que tu m’en veuilles, et j’espère que tu vas me pardoner. Tu me manques (bon, là, j’en fais un peu trop, mais c’est pas bien grave, Germaine et moi sommes passées maîtres dans l’art de l’usage des superlatifs).

 

Bing. Un mail. Pas possible d’être au calme deux minutes…

 

Ma chérie, excuse-moi si je ne t’ai pas donné de nouvelles plus tôt (Tiens, on dirait du moi), mais j’ai été débordée. Je ne reviendrai pas sur le sujet, mais j’ai eu de la peine quand tu m’as parlé de Valentin. Qu’il ne te plaise pas est une chose, mais tu n’avais pas le droit de critiquer directement ou indirectement les sentiments que j’avais. (OK, c’est pas faux). J’ai donc préféré le silence pendant quelques jours, je sais que tu comprends, et je ne reviendrais pas dessus. (Ouf, j’aurai pas à m’expliquer…).

J’ai aussi besoin de me retrouver un peu seule, j’ai l’impression d’avoir laissé trop de monde empiéter sur ma vie, et j’ai besoin de me retrouver, de ne plus laisser les autres s’immiscer dans mon quotidien (Ah ben ça, c’est gonflé quand même! Qui passe son temps à appeler les autres, à venir aux nouvelles, cinquante fois par jour? Je rêve…)

Enfin, par souci de franchise, je te dirai que j’ai rencontré quelqu’un, et ça se passe bien. C’est étrange, comme histoire, et même si c’est excessivement récent, je me sens infiniment bien. Je n’en dis pas plus pour l’instant, j’ai besoin de prendre du recul, non vis-à-vis de cette personne, qui me rend déjà heureuse, mais vis-à-vis du reste du monde.

Excuse-moi si je suis réservée et secrète pendant quelques temps. Je sais que tu comprends.

Je t’embrasse.

Germaine.

 

Ah ben d’accord. C’est facile ça. Non, je ne comprends rien du tout. Depuis quand rencontres-tu des gens, ma chère Germaine, sans m’en parler dans la minute? Et depuis quand vis-tu “une histoire” sans m’appeller dans la seconde? Allo, allo, Germaine, c’est moi, Emma, ta vieille copine, tu te souviens? Qu’est-ce que tu mijotes?

Pppppfffffff…Tu veux le silence? Très bien, tu vas l’avoir, le silence. Tu sais où me trouver quand tu as besoin de moi, alors, je respecte (…), je ne demande rien (mais j’en crève d’envie), et je vais attendre.

Et c’est quoi, cette “histoire”? C’est qui?? Germaine, ma grande, si tu te fourres dans de sales draps, viens pas pleurer après.

J’ai pas que ça à faire, de me prendre le chou en pensant à toi. Moi aussi, je suis hyper occupée et je vis des trucs formidables. Merveilleux. Extraordinaires. Chouette chouette super chouette.

Et je ne t’en parlerai pas. Et toc.

M’en fiche.

T'as raison, c’est ta vie.

Ça ne me regarde pas du tout.

Bon. Bien. Bon.

Où en étais-je?

Elle est sacrément culottée quand même.

Mais je m’en fiche; complètement.

Ppppffffffffffffffffffff. C’est pas mes oignons.

 

Tiens, mes oignons, justement, faudrait pas que je les oublie. Puisque je n’ai plus besoin d’appeler Germaine, reste Valentin.

Valentin…

Ah ah. Tu as voulu voir comment j’étais. T’as voulu jouer avec moi. Tu m’as testée, tu m’as jetée, oubliée, no news… et tu cherches à savoir comment je vais, en te rappelant au bon souvenir d’un vieux copain? Très bien. Parfait.

C’est pas un problème.

Tu veux jouer, on va jouer, Valentin. Mais avec mes règles, à ma manière. Bouge pas, je distribue les cartes…

 

To be continued…

 

 

Par Anne-Laure Buffet - Publié dans : Previously, in my 24 hours - Communauté : Facebookiens grands auteurs
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Publications...à ce jour...

NOUVEAUTES EN FEVRIER : 
2 PARUTIONS : UNE NOUVELLE ET UN ROMAN EPISTOLAIRE

La nouvelle, c'est "Joyeuses fêtes", publiée avec le collectif d'auteurs
Dix de plume, Edition Maruja Sener. 



Quant au roman épistolaire, il s'agit de "Maman chérie", aux éditions Lemanuscrit.com.

Pas trop son truc le roman épistolaire. Lettres d'une petite fille en mal d'amour. 
Il a promis de le lire. Méme de donner son avis. 
Il a eu un peu de mal au début. Puis les pages ont défilé sans notion du temps qui passe. 
Prenant. Emouvant. Choquant. Souriant parfois. 
Un vrai roman. Une véritable oeuvre littéraire. Aboutie. 
La technique le faisait sourire. Il a l'oeil humide. 
L'auteur maitrise son style et son histoire. 
Les personnages, même absents se dessinent avec force sous une plume experte. Nul besoin de lire les dates pour voir les étés passer. Emma grandir. Emma comprendre. Emma oser devenir enfin elle.
Un vrai plaisir et une douleur. 
Seul regret il en aurait voulu plus.

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